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Frontière Mali-Côte d’Ivoire vers Zégoua et Pôgô: La traversée du coronavirus ou l’arnaque consensuelle !

Apparu en fin 2019 en Chine, le virus du corona s’est répandu dans le monde en faisant des milliers de morts. L’Afrique n’a pas été épargnée. Plusieurs dispositions ont été prises par les différentes nations pour limiter la propagation de ce virus mortel. Il y a eu la fermeture des frontières, la limitation des voyages, les mesures de couvre-feu, les vaccins ont été mis en œuvre. Parmi toutes ces mesures, la fermeture des frontières a créé plus des soucis par endroit.

A la frontière Mali-Côte d’ivoire au niveau de Zégoua et Pôgô, il faut dire qu’une grande arnaque consensuelle est organisée par les agents de sécurité des deux pays. Ainsi, certains pays africains avaient fermé leurs frontières, mais en autorisant le passage des denrées de première nécessité dans le but d’adoucir les souffrances de la population.

Il est très difficile de fermer hermétiquement les frontières des pays africains. On dit que le monde est un village planétaire, donc les intérêts des uns et des autres sont liés. Puisque les populations ne peuvent s’empêcher de voyager malgré la fermeture des frontières, le fait de fermer les frontières n’est pas chose faisable avec les voyages terrestres, surtout en Afrique de l’Ouest, car les véhicules de transport en commun ne traversent pas les frontières, les voyageurs ont trouvé le moyen de traverser la frontière en passant par des pistes dans la brousse à travers des motocyclistes des deux côtés de la frontière, en accord avec les forces de l’ordre stationnées dans la brousse. Celles-ci rackettent les passants d’une somme allant de 1000 à 2000 FCFA par personne et par poste de stationnement. Il faut dire que c’est un business anormal organisé au niveau de la frontière.

La Côte d’Ivoire n’ayant pas encore officiellement ouvert sa frontière, les agents (policiers, gendarmes, militaires, etc.) laissent passer les gens moyennant les dites sommes. Les motos-taxis sont des deux côtés de la frontière pour faire passer les gens moyennant une somme allant jusqu’à 5000 FCFA par personne. Chaque personne peut dépenser jusqu’à 6000 FCFA pour traverser la frontière. Les gens se posent la question si le coronavirus est contracté à travers les véhicules ou les personnes.

Les véhicules de transport ne traversent pas la frontière, mais les Etres humains traversent au vu et au su de tout le monde. « C’est un principe entre nous, donc on doit le respecter », a dit un agent des forces de l’ordre ivoirien dans une ruelle dans la brousse, lorsque nous sommes arrivés. On ne peut s’empêcher de voyager.

Lorsque vous traversez la frontière, les frais de transport ont été augmentés par les compagnies pour pouvoir « arranger » les différents postes de contrôle ou de racket, si on peut dire ainsi. De Pôgô à Bouaké, un voyageur peut payer jusqu’à 20.000 F y compris les frais « d’arrangement ». Cette situation serait un consensus qui fait l’affaire des transporteurs, des postes de contrôle, des motos-taxis au détriment des voyageurs qui disent qu’avec cette situation, le coronavirus ne finira pas. Ce trajet est appelé par certains « la traversée de l’enfer. »

Selon un habitant de Pôgô, il y a des agents de sécurité qui ont acheté des motos pour ce business. Malgré qu’ils rackettent, ils ont des motos pour faire traverser  la frontière avec des gens. Les postes sont arrangés jusqu’à Ferkessédougou. Selon des convoyeurs, les responsables administratifs de la zone sont au courant de la situation.

Les africains sont forts dans le désordre pour se faire de l’argent au lieu de réfléchir pour le bien-être de tous. Les autorités des deux pays doivent penser à leurs pays et à leurs peuples.

Au-delà de la traversée de la frontière, lorsqu’un ivoirien ou Burkinabé se trouve au Mali, même avec les pièces au complet et valides, on lui prend de l’argent aux différents postes, idem pour la Côte d’ivoire à différents endroits. Comment voulez-vous mettre en place une intégration africaine avec cette façon de nuire aux populations ? L’intégration des populations en Afrique est sur papier, mais dans les faits, c’est une autre réalité.

Les conséquences de ces pratiques sont les suivantes : augmentation de la corruption, sabotage de l’intégration africaine, risques de conflit entre les peuples, sabotage de l’esprit patriotique et d’engagement des forces de l’ordre.

Quelles solutions ?

Ouvrir les frontières et mettre en place des mesures barrières ; ne pas racketter les personnes lorsque les documents de voyage sont au complet et à jour et veiller au respect des mesures prises.

Yacouba Dao

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