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Expropriation illicite de terres dans le cercle de Kati : Le collectif des victimes interpelle le président IBK

Après sa marche pacifique du 28 septembre 2017, le groupement des victimes de spéculation foncière dans le cercle de Kati, membre de l’APM était devant la presse le  dimanche 22 octobre 2017 dans la salle de conférence de  la maison des jeunes de Kati. La conférence avait  pour but expliquer aux hommes de medias  l’expropriation illicite de leurs parcelles par de véreux spéculateurs fonciers  et interpeller le président de la république  pour son implication personnelle afin que leurs parcelles soient restituées. Elle était animée par Drissa Coulibaly du groupement en présence de Harouna Niaré, président du regroupement et Karonga Cissé, président de l’APM à Kati.

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Il est important de signaler que la conférence  de presse a enregistré la présence des représentants de 16 communes et 62 villages du cercle de Kati et des représentants des communes I et II du district de Bamako ainsi  que des représentants du cercle de Kangaba pour témoigner leur soutien à toutes les victimes de la spéculation foncière à Kati et partout au Mali.

Dans leurs mots de bienvenus, M.Karonga Cissé, président de l’association pour le Mali (APM) et M. Harouna Niaré, président du groupement des victimes de la spéculation foncière dans le cercle de Kati, membre de l’APM, ont rendu un vibrant hommage au  ministre des domaines de l’Etat et des affaires foncières pour son engagement dans la lutte contre la spéculation foncière. Aux dires de ceux-ci,  Me Bathily a jugé que les titres fonciers ont été créés dans les conditions illégales, donc les terres  doivent  être restituées aux victimes, les villageois. Le problème de ces titres fonciers illégaux selon ces  deux hommes, n’est ni Bathily ni les spéculateurs fonciers mais la cour suprême qui a annulé la décision du ministre Mohamed Aly Bathily à  restituer les parcelles. D’après eux, la cour suprême a annulé la décision du ministre Bathily sans donner des raisons convaincantes.  Ils trouvent que c’est le tour d’IBK en tant que 1er magistrat de s’impliquer pour que ces pauvres paysans soient mis dans leurs droits avec la  restitution  sans condition des parcelles.

Dans son exposé liminaire, Drissa Coulibaly, le conférencier  dira que les agriculteurs, propriétaires  coutumiers sont dépossédés de leurs terres par de dangereux spéculateurs fonciers dans beaucoup de villages dans le cercle de Kati précisément à  Sirakoro-Niaré et N’toubana.

Aux dires de Monsieur Coulibaly, le ministre des domaines de l’Etat et des affaires foncières avait tranché la question en faveur des villages en ordonnant la restitution des parcelles expropriées. Donc, c’est suite à cette décision du ministre de la tutelle que le grand spéculateur foncier, celui qui détient plus de 1800 hectares seulement à Sirakoro-Niaré,  Hamady Kinty BATHILY et ses co-accusés ont attaqué la décision du ministre à la cour suprême, a expliqué le conférencier. Aux dires des membres du groupement des victimes de la spéculation foncière dans le cercle de Kati, après sa saisine par Kindy dit piment et ses co-accusés,  la cour suprême a tranché l’affaire en faveur des spéculateurs fonciers  pour des raisons propres à elle. «  Cette dernière, sans chercher à voir le dossier au niveau du bureau des domaines pour des raisons inavouées, a tranché en faveur des sociétés immobilières », a déclaré le conférencier.

Face à cette décision de la cour suprême qui a annulé la décision du ministre Bathily  de mettre les victimes dans leurs droits, restituer leurs parcelles, les représentants des 16 communes et 62 villages de Kati trouvent que l’affaire est  arrivée au plus  haut niveau et qu’il faut impérativement l’implication du président de la république. Selon eux, si le président IBK  ne s’implique pas pour la restitution de leurs parcelles dans un bref délai, ils n’hésiteront pas de passer à l’organisation d’une autre marche, cette fois- ci à travers tout le Mali. « Nous demandons l’implication personnelle du président de la république El Hadj Ibrahim Boubacar KEITA pour nous mettre dans nos droits dans un bref délai au risque de nous voir organiser une marche de très grande envergure à travers le pays le 14/12/2017 »,ont-ils prévenu.

Selon le conférencier, ils ne sont contre personne. Ils ont besoin d’être mis dans leurs droits et cela  passe par l’annulation des titres fonciers illégalement attribués  aux agences immobilières.

En ce qui concerne les spéculateurs fonciers qui possèdent des centaines d’hectares dans cette zone, ils sont très nombreux mais les plus cités sont Hamadi Kindy Bathily qui, à travers ses trois agences, occupe plus de 1800 hectares seulement  à Sirakoro-Niaré et N’toubana ; Gagni Lah aussi a des centaines d’hectares à Sirakoro-Niaré à travers sa société WANDO.

En  plus de ces deux, Binta Diane Semega, l’honorable Hady Niangadou et l’honorable Mahamadou Hawa Gassama etc. occupent illicitement les terres de ces agriculteurs. Des représentants des différents villages ont témoigné cela.

B. Guindo

 

Source:  Le Pays

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