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Engins explosifs improvisés : la population malienne en première ligne de la lâcheté des terroristes

Jeudi 13 décembre dans la région de Tombouctou, un jeune éleveur a été déchiqueté après avoir malencontreusement manipulé une charge explosive trouvée sur la route. Le 19 décembre, près de Douentza, 6 personnes, dont 4 femmes et un bébé, ont été tués lorsque leur véhicule a sauté sur une mine. Bien au-delà du fait divers, ces « accidents » s’ajoutent à une liste dont le constat est accablant : au Mali en 2018, plus de 210 civils ont été victimes d’engins explosifs improvisés déposés par des groupes armés terroristes.

Les djihadistes, combattants du JNIM pour la plupart, mènent une guerre vicieuse et lâche contre les FAMa, les militaires français de Barkhane et les casques bleus de l’ONU. N’ayant ni les moyens, ni le courage d’engager des combats ouverts contre les forces armées, l’emploi d’IED comme mode d’action témoigne d’une organisation très affaiblie, qui cherche malgré tout à s’inscrire dans une logique désespérée d’harcèlement et d’intimidation.

Pour ces terroristes qui ne connaissent pas le droit international, les mines de fabrication artisanale, peu onéreuses à concevoir, sont devenues une arme de choix à cause des dommages qu’elles provoquent. Abandonnées sur les routes principales et difficilement détectables, la population malienne est la première victime collatérale de ces explosions qui ne distinguent pas leurs cibles. L’emploi de ces armes porte atteinte à la sécurité, à la liberté de mouvement, à l’acheminement de l’aide humanitaire ou encore au développement de l’activité économique.

Le constat du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OHCA) des Nations Unies est alarmant : le nombre de victimes civiles tuées ou blessées dans l’explosion d’EEI a doublé en un an et près de la moitié sont des enfants. Aujourd’hui, les groupes terroristes frappent sans différencier les forces armées des civils. Au-delà de l’implication des forces de défense et de sécurité, la lutte contre ce fléau incombe à la population toute entière. C’est bien pour prévenir les Maliens que la MINUSMa (Mission des Nations Unies pour la stabilisation au Mali) a lancé des programmes de formation et de sensibilisation aux risques et à la gestion des informations sur les EEI. Cette initiative, qui s’est développée dans la région de Gao, doit maintenant s’étendre à tout le pays et en particulier au Centre, où l’emploi de ces engins de malheur par les terroristes est de plus en plus courant.

Ismaïla DIARRA

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