Adama Ben Diarra épingle les autorités maliennes qui ont peur de la France

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Embargo Cedeao sur le Mali : La junte fait enfin sauter le verrou de son maintien.

La balle est désormais dans le camp de la CEDEAO qui a enfin vu son exigence sur les prérogatives du vice-président de la transition satisfaite. L’institution sous régionale ne dispose plus d’argument devant servir de raison d’être de son embargo qui pèse sur le Mali. Pour preuve, la nouvelle version de la charte garde-fou de la transition des 18 prochains mois, ne comporte plus la pomme de discorde qui justifiait jusqu’ici le maintien des sanctions de la CEDEAO.
Publiée dans le journal officiel hier jeudi, la version corrigée de la charte fait sauter le verrou selon lequel le vice-président peut assumer les fonctions de président de la transition en cas de force majeure. La junte renonce donc à une à une prérogative capitale de son chef, le colonel Assimi Goïta désormais numéro 2 de la transition. C’était une exigence primordiale de la CEDEAO pour la levée des sanctions.

En effet, il était dit que le vice-président devait remplacer le président de la transition en cas de vacance du pouvoir. Cette décision issue des concertations nationales, la CEDEAO l’avait rejetée lors de son mini-sommet d’Accra. Après l’investiture du président et du vice-président, elle a conditionné la levée des sanctions contre notre pays à la publication de la version finale de cette charte, à la clarification du rôle et du pouvoir du vice-président. Le CNSP a fini par lâcher du lest. Le colonel Goita a accepté se plier à la volonté de la CEDEAO. Il prend du recul puisque selon la version finale de la Charte, le vice-président qu’il est, est chargé des questions de sécurité et de défense. Ce qui voudrait dire qu’il ne peut, en aucun cas, remplacer le président de la transition en cas de vacance.

C’est dire que les yeux sont désormais rivés sur la CEDEAO au sujet de la levée de son embargo qui a déjà trop duré pour l’économie malienne. Les nouveaux hommes forts du pays ainsi que le peuple ont toutes les raisons d’y croire même si la dissolution du CNSP et la libération des cadors du régime déchu sont aussi inscrites dans les exigences de la CEDEAO.

André SEGBEDJI/abamako

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