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Édito : le paradoxe malien !

La classe politique et la société civile se battent-elles réellement pour le Mali ? Souhaitent-elles la sortie de la crise au Mali comme elles chantent dans tous leurs discours ? On n’aura pas tort de dire le contraire. Et oui, très peu sont de ces acteurs qui ont le Mali à cœur. La plupart d’entre eux, il s’agit des hommes politiques et d’acteurs de la société civile, sont de mauvaise foi, de très mauvaise foi. La sortie de la crise ne les intéresse point. Tout ce qui fait leur affaire, c’est le partage de gâteau. S’ils ont leur part, ils avalent leur langue même si le peuple qu’ils prétendent défendre crève de faim et de tous les maux. Mais dès que leur intérêt est menacé, ils voient le mal dans tout et inventent des combats au nom du peuple mais contre ce même peuple.

Le cas le plus récent de l’incohérence de la plupart de ces politiques et de certains acteurs de la société civile, est relatif à la création de l’organe unique de gestion des élections.

En effet, après la nomination du premier ministre Moctar Ouane, tout le monde a souhaité la création de l’Organe unique de gestion des élections. C’est la position de la plupart des partis politiques, des associations et des organisations de la société civile. Et quand ce dernier avait indiqué qu’il était impossible pour son gouvernement de créer cet organe à cause des contraintes de temps, beaucoup avaient dénoncé sa position.

Aujourd’hui, nous avons eu un premier ministre qui dit pouvoir créer cet organe dans les délais impartis pour la transition. Il dit avoir saisi des experts nationaux dans le domaine qui lui ont informé de la possibilité de créer l’organe dans les 8 mois à venir. Mais à la grande surprise de tous, ces mêmes acteurs, excepté quelques-uns, s’opposent encore à la création de ce même organe qu’ils réclament depuis des mois. Leur argument à dormir debout, c’est le temps. Que c’est paradoxal ! Refusent-ils parce qu’ils ne veulent pas que l’actuel Premier ministre, adversaire politique pour certains, réussisse ? Pourquoi ne pas croire aux experts qui ont rassuré pouvoir créer l’organe dans le délai ? Qu’en est-il de la crédibilité des élections sans cet organe ? Quelle garantie y a-t-il en maintenant les trois organes en charge de l’organisation des élections, même si la CENI est renforcée comme ils le disent ? Ce sont, entre autres, les questions qu’on se pose.

La décision qui a été prise par la classe politique à la sortie de l’atelier de réflexion organisé par le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation est paradoxale. Elle est loin de ce que les politiques réclament depuis le départ d’IBK.

Il est temps que la classe politique malienne dise au peuple ce qu’elle veut. Son incohérence continue à plonger le pays, à sombrer l’avenir des futures générations. Il est temps qu’on sort des querelles de personnes pour bâtir le Mali.

Boureima Guindo

Source: Journal le PaysMali

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