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Edito : En attendant la fumée blanche

Cela fait à peu près six (5) mois que le Mali est sous des sanctions sévères de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Pour la levée de l’embargo, la plupart des Maliens avaient fondé beaucoup d’espoir sur le 6ème sommet de la Cedeao, tenu samedi 04 juin 2022 à Accra (Ghana). A leur grande surprise, la montagne a accouché d’une souris. Car à l’issue du sommet, l’institution régionale a maintenu les sanctions (terrestres et économiques) édictées le 09 janvier dernier contre le Mali. Néanmoins, la Cedeao entend poursuivre le dialogue pour parvenir à un accord devant permettre la levée progressive des sanctions, à mesure que les étapes du chronogramme de Transition au Mali soient réalisées. Pour le moment, les Maliens continueront de souffrir sous le poids de l’embargo, jusqu’au sommet ordinaire de la Cedeao prévu le 03 juillet prochain. Pour ainsi dire l’attente sera encore et douloureuse pour eux.

A cause des divergences de vue et des malentendus, les autorités de la transition et les chefs d’Etat de la Cedeao sont à couteaux tirés. Cela n’est pas une raison pour que certains soutiens populistes de la Transition clament le départ du Mali de la Cedeao, sans pour autant pleinement mesurer les conséquences de leur fantasme. Ont-ils pleinement évalué l’impact socio-économique du retrait de notre pays? Ont-ils pensé à nos compatriotes qui vivent dans les Etats membres de cette communauté et à ce qu’ils perdront en termes de droits? Ont-ils pensé aux frais de dédouanement des marchandises car nous seront traités comme des « hors zone Cedeao » et entrainera immédiatement une hausse des produits déjà trop chers, les voyages, etc. ?

C’est vrai qu’au regard et à l’analyse de la situation d’aujourd’hui, nous sommes en mesure de nous interroger si réellement la Cedeao participe à l’intégration de nos pays. Les 15 Etats membres disent prêter attention aux principes communautaires, mais nous constatons une toute autre réalité. Si nous devons aller de l’avant, ce ne sera pas avec cette Cedeao, tant qu’elle ne se construira pas dans la sincérité, l’honnêteté et une volonté réelle d’intégration. Il ne s’agit pas d’éditer des principes, encore faudra-t-il les appliquer. Nous sommes à un tournant de notre vie communautaire. Nous devons la restructurer pour nous l’approprier, afin qu’elle devienne ‘’ la Cedeao des peuples africains’’ et cesse d’être ‘’ la Cedeao des clubs des chefs d’Etat, instrumentalisés par la France’’. C’est cela qu’il faut, au lieu de dire de quitter cette organisation dont le Mali est membre fondateur.

En effet, le mal du Mali ce sont ces pseudo lettrés, soutiens des autorités de la transition, qui sont en réalité des émotifs et des fragiles de nerfs. Les voir jaser et induire le Malien nicodème dans leur paralyse de l’analyse est pathétique. Les époques ne sont pas les mêmes et les enjeux sont bien différents pour ceux qui parlent du retrait de la Mauritanie, mais évitent de dire que ce pays fait des pieds et des mains pour y revenir.

Le Mali a quel réel intérêt à quitter la Cedeao ? Juste parce que l’organisation lui demande d’organiser des élections à l’échéance qui avait été arrêtée ? Un pays dont les 2/3 du territoire sont entre les mains des djihadistes et des rebelles séparatistes a quel intérêt à s’enfoncer dans une descente aux enfers ?

Fort heureusement que le duo Assimi- Choguel n’écoutent pas certains de leurs soutiens émotifs.

A.Touré

Source: Le Démocrate- Mali

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