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Des traces de djihadistes dans les alentours de Bamako

Bamakois seront peut-être étonnés d’être réveillés un beau jour par des actes djihadistes que tous les signaux annoncent pourtant. De source digne de foi, en effet, la présence de groupuscules suspects a été constatée sur un tronçon de la nouvelle route reliant la capitale malienne à la RN1. C’est précisément à Dogodoumana, entre Safo et Nossombougou, que des témoins affirment avoir vu des personnes hors du commun en train de bivouaquer. Il s’agit d’une contrée à laquelle ils peuvent avoir un accès plus ou moins facile par le biais de Kolokani, une ville qui jouxte avec le sanctuaire djihadiste du cercle de Nara. Il nous revient de même source que depuis l’annonce de cette menace qui plane sur l’agglomération de Bamako, les gendarmes ne quittent pratiquement plus le village qui accueille annuellement les «ziara» du célèbre prêcheur et leader des Ançar, Ousmane Cherif Madani Haïdara.

Ça piétine et patine sur la Route de Safo
Lancée depuis trois ans dans le sillage de la campagne de réélection d’IBK, la construction de la route Banconi -Safo-Nossombougou s’est arrêtée à mi-chemin au moment où elle suscitait tant d’espoir chez les populations riveraines. En cause, des difficultés contractuelles mises au grand jour après de nombreux mois de tâtonnements et d’énormes retards sur les délais. L’entreprise a ainsi fini par avouer son impuissance en profiter de la chute de l’ancien régime pour solliciter un avenant sans incidence financière de 8 mois. Sauf que le maître d’ouvrage d’origine burkinabé n’est guère en train de profiter de cette rallonge pour rattraper le long temps perdu. Déjà trois mois sont consommés dans l’avenant et les travaux n’ont avancé d’un pouce sur le tronçon restant puisqu’ils se résument encore à l’arrosage périodique de la terre rouge pour tenter de maîtriser la poussière que soulève le passage des Sotrama. Pendant ce temps, les quartiers résidentiels et bourgades environnantes se remplissent progressivement de nouveaux habitants drainés par la nouvelle infrastructure demeurée fictive sur une grande portion du tronçon. Et comme conséquence de cette surabondance démographique il y a un trafic routier plus dense qui ne contribue qu’à dégrader davantage l’état de la route.

La Rédaction

Source: Journal Le Témoin- Mali

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