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Des dizaines de civils tués dans le nord-est du Mali

Les exactions ont eu lieu dans la région frontalière avec le Niger, théâtre de nombreux affrontements communautaires et zone de repli de groupes jihadistes.

Des dizaines de civils ont été tués autour de Ménaka, principale ville de cette région du nord-est du Mali, dans la nuit de mardi à mercredi. Le bilan exact est incertain. Selon un groupe armé très implanté dans cette zone, le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), il s’élèverait à 47 morts. Le MSA affirme que les assaillants ont allumé des feux de brousse avant de partir vers la frontière nigérienne, toute proche, dont ils étaient venus d’après un élu de la région cité par l’AFP.

«Des hommes armés circulant à moto ont attaqué plusieurs camps nomades à Tinabao [situé à 20 kilomètres de Ménaka, ndlr]. Ils ont tiré de manière indiscriminée sur la population», a déclaré à l’agence Reuters le maire de Ménaka, Nanout Kotia. Leur identité est inconnue, mais plusieurs groupes jihadistes, dont l’Etat islamique dans le Grand Sahara, sont actifs dans cette région, où les tensions intercommunautaires sont fortes. Les affrontements, principalement entre Peuls et Touaregs, ont fait des centaines de morts depuis le début de l’année.

L’armée française, déployée au Mali dans le cadre de l’opération antiterroriste Barkhane, a lancé une offensive dans cette zone l’année dernière, et y reste très présente. Les militaires français s’appuient sur certains groupes, dont le MSA, au risque d’alimenter les conflits entre communautés. Les victimes des exactions de cette semaine sont toutes des Daoussaks, groupe auquel appartient le chef du MSA.

La Mission de l’ONU au Mali a fait savoir qu’elle «déploie une équipe spéciale d’enquête des droits de l’homme pour établir les faits ainsi que les circonstances de l’exécution des civils dans ces localités et situer les responsabilités», appelant «les autorités maliennes à enquêter sur ces incidents et à traduire les responsables en justice».

 

Source: liberation

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