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Conférence de lancement de préparation du budget 2021: Cap sur » une politique budgétaire prudente, consécutive à un léger repli du taux réel de croissance »

Les travaux de préparation du budget 2021 ont été lancés, hier, à l’Hôtel de l’Amitié, à la faveur d’une conférence présidée par la ministre déléguée en charge du Budget, Mme Barry Aoua Sylla, en présence de plusieurs de ses collègues du gouvernement, de nombreux Directeurs généraux, dont ceux du Budget, des Impôts, de la Douane, de la CANAM, de l’ANPE, de la Société civile et des Partenaires Techniques et Financiers (PTF). Le processus budgétaire s’étale sur toute l’année avec comme clou l’adoption de la Loi des finances en décembre. La rencontre d’hier a été marquée par quatre thématiques au cours de panels qui ont servi de cadre d’échanges entre les experts, les ordonnateurs et gestionnaires des ressources de l’Etat.

 

Cette conférence de lancement, qui revêt un caractère particulier, a été l’occasion pour la ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie et des Finances, en charge du Budget, de s’appesantir sur l’évolution de l’économie du Pays, mais aussi des thèmes importants pour le processus budgétaire 2021.

En effet, le contexte macroéconomique, qui prévaut à l’élaboration du budget 2021, est caractérisé par une légère amélioration de la croissance économique mondiale qui devrait passer, selon les estimations, de 2,9% en 2019, à 3,3% en 2020, puis à 3,4% en 2021. En Afrique subsaharienne, la croissance devrait s’affermir à 3,5 % en 2020-2021 contre 3,3 % en 2019. Au niveau de la zone UEMOA, l’économie a enregistré une croissance solide ces dernières années, portée essentiellement par les investissements publics. L’inflation est restée faible, nettement inférieure au critère de convergence communautaire de 3%.

Les perspectives économiques au sein de l’Union en 2020 restent favorables avec une croissance estimée à 6,5%, à condition d’œuvrer pour l’amélioration du climat des affaires, la promotion de l’investissement privé et l’amélioration de la gouvernance. Le niveau des prix demeurerait relativement stable sous l’effet de bonnes campagnes agricoles.

Sur le plan national, les performances macroéconomiques récentes se sont poursuivies avec un taux de croissance qui devrait s’établir à 5,0% en 2019 grâce au dynamisme du secteur primaire. L’inflation, estimée en 2019, est de 1,6%.

Un taux de pression fiscale de 14,9% en 2019

S’agissant de l’exécution budgétaire 2019, la mobilisation des recettes serait plus satisfaisante que celle enregistrée en 2018, avec un taux de pression fiscale qui devrait remonter à 14,9% du PIB. L’exécution des dépenses a été contenue dans la limite des dépenses prévues, soit 19,6% du PIB contre 22,6% du PIB prévue. Le niveau de déficit budgétaire ressortirait maitrisé à 2% contre une prévision de 2,5% du PIB.

En ce qui concerne l’année 2020, l’amélioration de l’exécution budgétaire se traduira par un double objectif d’intensification de la mobilisation des ressources intérieures et de maîtrise des dépenses. Il est aussi prévu en perspective une modification de la Loi de Finances 2020.

En 2021, les perspectives macroéconomiques du Mali incitent à la mise en œuvre d’une politique budgétaire prudente, consécutive à un léger repli du taux de croissance réel estimé à 4,8% contre 4,9% en 2020. Quant à l’inflation, elle resterait inchangée par rapport à 2020, soit 2,0 %.

Aux dires de Mme Barry Aoua Sylla, cette stabilité macroéconomique doit être consolidée et renforcée à travers une planification budgétaire visant une forte mobilisation des recettes intérieures et une amélioration de la qualité de la dépense en vue de promouvoir une croissance économique durable et inclusive. Le Directeur national du Budget, Sidiki Traoré d’ajouter que 50% du budget 2020, est consacré à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix, y compris les élections et l’opérationnalisation de certaines nouvelles régions.

Les PTF regardant à « l’amélioration et l’efficacité de la chaine de la dépense publique ». la dépense publique ».

Le chef de file des PTF et coordinateur du groupe thématique Economie et Finances, Dr. Dietrich Pohl, par ailleurs ambassadeur de l’Allemagne, a souligné que, l’année dernière, le Mali a relevé beaucoup de défis, mais de nombreux autres restent encore à relever ensemble. L’un de ces défis demeure la réforme budgétaire en mode programme dans laquelle le pays a basculé en 2018.

Il a salué le redressement des recettes fiscales et douanières en 2019, tout en incitant le gouvernement à maintenir le cap, car le pays a besoin de plus de ressources. Malgré le fardeau qu’impose la situation sécuritaire du pays, Dr. Dietrich Pohl de souligner qu’il faut être regardant sur la fourniture des services sociaux de base de qualité aux populations afin de rétablir la confiance entre ces dernières et les gouvernants.

» Le budget de l’Etat est aussi une vitrine démontrant les efforts du gouvernement en matière de bonne gouvernance. Ensemble, nous devons poursuivre les efforts d’amélioration continue des mécanismes nationaux pour assurer la qualité et l’efficience de la dépense publique, notamment en matière de contrôle interne et externe « , a-t-il soutenu.

Dans ce sens, il a souhaité « une conjugaison des efforts pour accroître l’efficacité et la transparence de la chaine de la dépense publique ». Dans cette optique, il a rappelé  » l’importance de la mise en œuvre des recommandations issues des différents rapports de vérification et de contrôle du BVG ou de l’OCLEI et des inspections visant à l’amélioration et l’efficacité de la chaine de la dépense publique ».

La présente conférence abordera quatre thèmes importants à travers des panels animés par des experts qui ont échangé ainsi avec les ordonnateurs et gestionnaires des finances publiques.

Les thématiques portent sur l’amélioration de la programmation budgétaire pour l’atteinte du dividende démographique ; le bilan de la mise en œuvre de la période transitoire du budgetprogramme; la problématique de la gestion des investissements en mode AE/CP et, enfin, la budgétisation sensible au Genre : Enjeux et Défis.

YC

Source : l’Indépendant

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