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Condamnation de Orange Mali et de Moov Africa Malitel à payer 170 milliards fcfa à une association de consommateurs : La Synergie des syndicats d’Orange-Mali et Moov Africa prévoit une série de protestations

Les travailleurs d’Orange-Mali et Moov Africa Mali (Sotelma/Malitel) étaient en assemblée générale le week-end dernier à la direction technique de Sotelma/Malitel pour dénoncer la  condamnation de leurs sociétés par une association de consommateurs, dénommée Remacotem, pour un montant de 170 milliards F CFA. Occasion mise à profit par les responsables syndicaux des deux sociétés pour inviter leurs membres à rester mobilisés car pour eux, la religion de la “Cour a été trompée par le résultat d’une enquête tendancieuse et partisane d’un expert en lieu et place du régulateur”.

Au cours de cette assemblée générale tenue dans la direction technique de Moov Africa (Sotelma/Malitel), la tension est montée d’un cran du côté des responsables syndicaux des travailleurs des deux sociétés. A rappeler que cette affaire judiciaire remonte à 2012, où suite à un rapport de l’AMRTP, le plaignant a été débouté. Cependant, il n’a pas baissé les bras et a porté à nouveau l’affaire devant les juridictions où les deux sociétés ont été condamnées au paiement de la somme de 115 388 400 890 FCFA pour Orange-Mali  et  56 548 552 470 FCFA pour Moov Africa Mali. En outre, les deux entreprises ont étés condamnées à payer solidairement le montant 1 500 000 000 FCFA à titre de dommages et intérêts. Pour les travailleurs des deux sociétés, la justice malienne s’est basée sur les conclusions d’un expert indépendant (un ancien agent de Sotelma/Malitel) pour les condamner arguant que les deux opérateurs facturent les appels sur répondeur de leurs clients en violation des réglementations internationales en la matière.

Partant de cette décision de justice, la Synergie  des syndicats des deux opérateurs, à travers cette assemblée générale, est montée au créneau pour informer l’opinion nationale et internationale que le rapport de l’expert indépendant est une mauvaise interprétation de la recommandation D.104 de l’UIT qui n’est pas contraignante

“Cette décision de justice n’est basée sur aucun élément tangible de droit applicable aux services de télécommunications dans la législation pouvant incriminer de la sorte les opérateurs de télécommunications et qu’en la matière la justice ne saurait prendre sans se référer à l’Autorité de régulation des télécommunications (AMRTP/NTIC) ou se substituer en elle”, a rappelé les responsables des travailleurs dans leur déclaration commune lue par Saïdou Dia de la Synergie.

Pour eux  la religion de la Cour a été trompée par le résultat d’une enquête “tendancieuse et partisane d’un expert en lieu et place du régulateur”. C’est pourquoi, la Synergie a alerté l’opinion que si cette action judiciaire doit être exécutée, c’est la faillite pure et simple des opérateurs de télécommunications  avec comme conséquence immédiate le renvoi au chômage de milliers de personnes avec la disparition des emplois directs et liés aux services des télécommunications.

Les comptes des deux sociétés saisis

S’agissant du plaignant, Adama Traoré, les premiers responsables des travailleurs des deux sociétés pensent qu’il n’est que l’ombre de lui-même.

“Cette association de consommateurs n’a ni siège connu ni liste officielle d’adhérents, il semble plutôt être un loup solitaire en quête d’un confort personnel que le défenseur de consommateurs qu’il pense être. La Synergie sollicite donc les plus hautes autorités et judiciaires à s’investir immédiatement et sans  délai pour extinction de cet imbroglio judiciaire qui n’aurait pas dû franchir le niveau de la porte du Tribunal de première instance de la Commune III, qui dans un premier arrêt a débouté purement et simplement le porteur de cette plainte”, a soutenu Saïdou Dia. Et de prévenir que si des mesures idoines fortes ne sont pas prises la Synergie des syndicats des télécommunications se réserve donc le droit d’entreprendre toutes les actions que la loi et le code du travail autorisent en République du Mali pour se faire entendre afin d’aboutir à une annulation pure et simple de cette décision qui va entraîner la faillite et la fermeture des opérateurs de télécommunications. Ainsi au cours de cette rencontre, il a été décidé d’organiser des sit-in devant le siège d’Orange-Mali, de Sotelma/Malitel et de l’AMRTP de 8 h à 12 h durant toute cette semaine. Car, faut-il le rappeler, les comptes des deux sociétés ont été saisis.

Cette déclaration a été signée par tous les syndicats des travailleurs des deux sociétés à savoir le Syndicat des travailleurs d’Orange Mali (Syntom), avec à sa tête Mme Coulibaly Korotoumou Koné, le Syndicat des employés de la Sotelma (SES), le Syndicat national des télécommunications Syntel et l’Ostom.

Notons que dans ce combat face à cette association de consommateurs, les deux sociétés bénéficient du soutien des revendeurs de cartes et services connexes des sociétés de téléphonie mobile qui ont alerté sur la conséquence désastreuse de l’application de cette décision de justice qui va entraîner la perte des milliers d’emplois sur le territoire national.                                                                                       

 Kassoum Théra

Source: Aujourd’hui-Mali

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