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ARRESTATIONS EXTRAJUDICIAIRES ET MENACES SUR LA LIBERTE DE PRESSE La Cofop exige la libération immédiate du chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily

L’approche des autorités sur la gestion de la transition suscite d’inquiétudes à la Coalition des forces patriotiques (Cofop). « Le pouvoir est le garant de la bonne gouvernance, les libertés publiques et de presse. Nous nous insurgeons contre l’arbitraire des autorités actuelles », déclare Mamadou Traoré, président du Parti Union et membre de la conférence des présidents de la Cofop.

 

La Coalition des forces patriotiques a animé, samedi dernier, une conférence de presse dans ses locaux en Commune VI du district de Bamako sur la situation actuelle du pays. Le regroupement politique, dirigé par Dr Amadou Abdoulaye Sy, a déploré d’abord la 4e  intervention des Forces armées  et de sécurité dans la sphère politique du Mali causant une rupture institutionnelle en violation de l’article 121 de la Constitution du 25 février 1992. Si la démarche des autorités de la transition est appréciée par d’autres, la Cofop dénonce par contre l’approche unilatérale de la gestion des affaires publiques. Selon la Cofop, au regard des dispositions de l’article 118 de la Constitution du  25 février 1992 et de l’article 2 de la Charte de la transition, les autorités de la transition ne peuvent procéder ni la refondation de l’Etat Malien et encore moins à la révision de sa constitution. « Il reste bien entendu que toute action politique envisagée aujourd’hui par les autorités de la transition doit être menée  dans une large concertation avec les acteurs politiques notamment, la société civile, les syndicats, et les groupements armées. Aujourd’hui, la coalition des forces patriotiques constate avec peine que l’administration de la transition marche d’une manière bancale car il est incompréhensible qu’elle évolue sans la participation active de la classe politique », s’insurge le président de la Cofop. Pour lui, ce manque de concertation avérée nous conduit vers des dérives arbitraires avec une violation flagrante de la constitution du 25 février 1992 en ces Articles 3, 4, 5 et 6.

Pour  le président du Parti union et membre de la conférence des présidents de la Cofop, Mamadou Traoré,  Mohamed Youssouf Bathily et les autres prisonniers du fameux dossier de déstabilisation sont des prisonniers politiques. La liberté de penser, de conscience,   de religion, de culte d’option  et d’expression, la liberté d’aller et de venir, d’association, de réunion et de manifestation sont des principes chers de la démocratie avant d’exiger leur libération.

La Cofop est de ceux qui pensent que  les défis immédiats auxquels  la transition doit relever  sont, entre autres, la création d’un organe unique et indépendant en charge des élections, l’organisation des élections législatives avec un scrutin proportionnel mixte conformément aux recommandations  du Dialogue national inclusif.

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