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Après l’arrêt de la Cour constitutionnelle sur les candidatures : la voie de l’hémicycle grandement ouverte aux terroristes mutés au Rpm

Incroyable mais vrai, au lieu de la Maison Centrale d’Arrêt avant le peloton d’exécution, les assassins présumés de milliers de soldats et civils maliens ne sont plus sous la menace de mandat d’arrêt. Pis, ils seront les premiers à intégrer la nouvelle Assemblée Nationale en raison de la validation de leurs candidatures et des conditions sécuritaires en vigueur à Kidal. N’est-ce pas là l’acte qui parachève leur combat pour l’autonomie de Kidal où ils règnent déjà en maître absolus ?palais cours constitutionnelle bamako aci 2000

Ce qui se passe à Kidal est inadmissible et intolérable, a déclaré le Président Ibk lui-même désemparé et impuissant devant le cantonnement des autorités légales à Kidal. Car ce n’est pas le MNLA qui est cantonné à Kidal, ce sont le gouverneur et sa suite qui sont sous le hangar, selon les termes de Ibk. Toute chose contraire à l’accord de Ouagadougou que l’on nous balance à la figure pour libérer les prisonniers et lever les mandats d’arrêts contre les présumés criminels de guerre. En fait, l’insécurité change de camp depuis la libération de Kidal par l’opération Serval.

 

Les égarés qui avaient fuit leur ville, quand l’amour entre le MNLA et ses complices AQMI, Ançardine, MUJO a été brisé, ont signé leur retour triomphal au motif fallacieux d’aider la France à libérer ses otages. Mais la réalité est connue de tous ; les otages, pour ceux qui resteraient en vie, n’ont à présent pas été libérés ; les Maliens, y compris les ministres en charge de la paix et du développement du Nord, sont indésirables à Kidal. Comme quoi, tout le bonheur dans cette affaire revient aux criminels et tout le malheur aux victimes. La justice est superbement ignorée, la diplomatie bat de l’aile, l’honneur du Mali est en cause, le bonheur des Maliens se perd. «  Allah ka tignè dèmè !  »

 

Ce n’est pas tout, la cerise sur le gâteau pour le MNLA, c’est que ses deux candidats sont les députés déserteurs Ahmada Ag Bibi dans la circonscription électorale d’Abéibara et Mohamed Ag Intallah à Tin Essako. Tous deux étaient Adéma, mais figurent désormais sur des listes RPM, donc toujours avec le parti au pouvoir, pour la couverture du chef. Y a-t-il un deal entre Ibk et le MNLA contre le Mali ? Allez savoir ?

 

En tout état de cause, avec la bénédiction des Kidalois à travers l’agence ORTM transformée en radio mille collines et l’appui du Président de la République qui ne fera certes pas défaut, sans oublier la complicité de François Hollande s’il n’est pas le chef d’orchestre de cette opération machiavélique, ces terroristes mutés avec grand succès au Rpm seront élus dès le premier tour des législatives. Ils sont dans toutes les conditions favorables à un plébiscite contrairement aux autres qui prient d’abord pour leur sécurité. Car à Kidal, il n’y aura plus jamais de sécurité que si la contrée est totalement livrée au MNLA. Ces gens ne connaissent que le langage des armes, alors puisque l’armée malienne n’a pas voix au chapitre et la diplomatie travaille à leur faire plaisir, l’autonomie est entièrement assurée.

 

Soulignons que les 9 sages ont pourtant disqualifié certaines candidatures, au total dix listes ont été invalidées sur les 427 listes déposées. Il s’agit, et c’est incompréhensible de la part de ces canidats, de la liste parallèle du RPM à Ténenkou (la bien connue Oulématou Tamboura et Aboubacar Megnenta) au motif que le même parti ne peut présenter deux listes différentes dans la même circonscription. C’est la liste RPM-URD de Ténenkou qui a été retenue.

 

A Bamako en commune VI, la liste PACP de la Commune VI (Mahamadou Diallo, Kadiatou Doucouré et Yaya  Coulibaly) a été invalidée, de même que la liste MCIC (Souleymane Diarra, Djénébou Diakité et Oumar Sidibé).

 

En commune V, la liste RTD (Hamed Sow, Oumou Bocoum, Mariam Traoré et Bourama Coulibaly) et celle du MCIC (Aminata Traoré, Sekou Fanta Mady Diarra et Alassane Doucouré) ont également été invalidées.

 

En commune I, une liste indépendante a été invalidée.

A Nioro, deux listes ont également été invalidées : celle de ADP-Maliba et celle de Kouraï.

A Banamba, la liste ASMA-ADP-Maliba a été invalidée.

 

Selon la cour, les motifs de ces rejets sont, entre autres, les listes déposées aux noms des partis politiques n’ayant pas une existence légale, les candidatures provenant des associations, le non paiement des frais de participation, le défaut de signature des candidats ou encore le nombre de candidats supérieur au nombre de sièges mis en compétition.

 

Attendons de voir quelle Assemblée Nationale ces élections nous donneront.

 

En tout état de cause, nous avions souligné que le retard accusé par la Cour constitutionnelle serait lié quelque part à la volonté des autorités de permettre aux égarés du MNLA de déposer leur demande de candidature. En les recevant à Koulouba, Ibk posait déjà l’acte de leur réhabilitation conduisant à la levée de mandats d’arrêt.

 

Nul ne doit être surpris si le candidat Rpm et fils du patriarche touareg Intallah en l’occurrence Mohamed Ag Intallah devenait Président de l’Assemblée Nationale. Déjà, des sources bien introduites indiquent que l’actuel ministre des Affaires étrangères est le troisième fils du célèbre rebelle Aladéni. Pour qui sait que la force du MNLA réside dans la campagne médiatique à l’endroit de la communauté internationale, cette nomination laisse à méditer au cas où il lui arrivait de retourner la veste contre le pays, car ils sont nombreux à le faire et à plusieurs reprises. Que Dieu préserve le Mali !

Mamadou DABO

SourceZénith Balé

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