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Amadou Koita, président du PS Yeleen Kura : « Ce qui se cache derrière les ANR nous préoccupe »

Pratique démocratique, délai de la Transition, Assises nationales de la Refondation…, Amadou Koita, Président du parti PS Yeleen Kura,  se prononce sur toutes ces questions. En marge du 6e congrès du parti ADEMA-PASJ où il était invité à la cérémonie d’ouverture, Amadou Koita  s’est confié à L’Observatoire. Il estime que leur préoccupation, aujourd’hui, ce n’est pas la tenue des Assises nationales de la Refondation, mais ce qui pourrait se cacher derrière. Interview.

 

L’Observatoire : Quel est le message que vous êtes venus livrer à ce 6e congrès du parti ADEMA-PASJ ?

Nous sommes venus répondre à l’appel de l’ADEMA-PASJ, un des pères fondateurs de la démocratie au Mali. Ce sont les hommes et les femmes qui ont animé l’ADEMA-PASJ, qui ont mobilisé le peuple malien comme un seul homme pour mettre fin à l’une des pires dictatures en Afrique. Et l’ADEMA-PASJ fut également le premier parti qui a accédé au pouvoir au terme de la transition en 1992. A travers le leadership du Président Alpha Oumar Konaré, l’ADEMA a fait de son mieux, mais a été confronté à d’énormes difficultés.

Malgré ces difficultés, c’est le seul parti qui a pu faire deux mandats, le seul parti qui a pu rassurer et consolider la démocratie. Nous sommes aujourd’hui dans une autre transition. Je crois que l’Etat se remettra à nouveau. Ça veut dire quelque part que, nous, autres hommes politiques, acteurs politiques, devons comprendre que l’exercice de la démocratie est un exercice périlleux et que nous devons veiller sur la pratique démocratique. Connaissant l’expérience des hommes récents de l’ADEMA et connaissant leurs expertises, connaissant sa maturité, le Mali a encore besoin de l’ADEMA. Voilà pourquoi nous sommes là.

Le délai de 18 mois accordé à la transition arrive à son terme, bientôt. Etes-vous optimistes sur le respect des engagements pris devant le monde entier ?

 Il y a des doutes. Malgré cela, nous devons travailler. Nous avons pris des engagements. Nous nous sommes engagés à tenir une transition dans un délai de 18 mois, il y a des défis, il y a des difficultés. Mais, respectons nos engagements, travaillons pour le respect de nos engagements. Malgré tous nos efforts, nous estimons que nous devons aller d’un pas, de deux pas, pour encore mieux réussir, mais cela s’évalue par rapport à tout ce qui a été fait.

Aujourd’hui, il reste un mois pour nous. C’est trop, ce n’est pas trop, c’est trop pour quelqu’un qui agit pour créer les conditions de sortie de cette transition en organisant une élection transparente, crédible qui amorcera le retour du Mali dans le concert des nations.

Les préparatifs pour l’organisation des Assises Nationales de la Refondation vont bon train.  Selon vous, sont-elles nécessaire ?

Le Mali est un pays de dialogue, un pays d’échanges. Nous devons dialoguer, échanger. Nous devons ensemble définir de nouvelles feuilles de route pour sortir de cette crise. Maintenant, le format qui est dit, ce qui se cache derrière cette assise, c’est ce qui nous préoccupe aujourd’hui. Nous sommes dans un cadre qui s’appelle cadre d’échange pour une transition réussie. Nous avons élaboré un mémorandum qui prend en compte les propositions de préoccupations et également nos solutions de sorties de crise.

Vous dites que quelque chose se cache derrière les Assises nationales de la refondation ?

Notre crainte est que ces assises ne se transforment pas en assise nationale de la prolongation de la transition. Bien avant les assises, nous avons entendu le Premier ministre en France, lors d’une interview qu’il a accordée à RFI et France 24  dans laquelle il parle d’un éventuel report de quelques semaines ou de quelques mois.

Bien avant ces assises, on a vu certains ministres qui également vont dans ce même sens. Nous estimons que s’agissant des assises, il ne s’agit pas de tenir un fora pour venir procéder à la confiscation du pouvoir. Si c’est pour parler du Mali, si c’est pour entamer les bases du fondement de la refondation du Mali, tant mieux ! Mais si c’est pour nous amener dans une même salle et dire qu’il y a mille personnes qui étaient là, 900 personnes qui ont opté pour la prolongation de la transition, cela constituera une confiscation du pouvoir.

Propos recueillis par Ousmane Morba

Source : L’Observatoire

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