Suivez-nous sur Facebook et Youtube pour ne rien rater de l'actualité malienne

Toute la vérité sur le projet ferroviaire BAMAKO-KIDAL : Enquête au cœur d’un scandale de trop dans le sillage de la société Cira

 On pointe le doigt, dans les coulisses tourmentées des marchés publics, sur  l’étude de faisabilité du projet ferroviaire sur le tronçon Bamako-Kidal, qui fait des vagues dans le secteur très convoité des infrastructures.  Au cœur de la controverse : la société Cira, appartenant au très sulfureux homme d’affaires malien, Seydou Mamadou Coulibaly, qui ne fait plus mystère de son intention de se présenter à la future présidentielle.  Quelle implication, dans le montage technique de ce dossier, pour le syndicat des cheminots qui broie du noir aujourd’hui faute d’outils de travail? Les frais d’étude portant sur plusieurs centaines de millions de nos francs ont-ils été effectivement perçus par l’entreprise en cause ? Pleins feux sur les méandres d’un scandale retentissant…

L’étude de faisabilité du projet ferroviaire Bamako-Kidal. Voici  un scandale financier de trop dans le secteur des BTP, portant sur plusieurs centaines de millions de nos francs. Et qui, en toute vraisemblance,  éclabousse la société Cira du très sulfureux opérateur économique Seydou Mamadou Coulibaly, non moins candidat déclaré à la présidentielle à venir. Celui-là même qui est cité dans de nombreux scandales à répétition dans le secteur des BTP.

En fait, selon de nombreuses sources concordantes, le dossier relatif à cette étude de faisabilité sur le tronçon ferroviaire Bamako-Kidal, dont les contours techniques et financiers sont flous, était tenu au secret jusqu’à un passé récent.  Et s’il a ébruité il y a quelque temps, c’est bien à cause de plusieurs indiscrétions, plus ou moins anonymes, émanant d’agents des structures publiques qui n’ont pas hésité à le dénoncer.

Autour de  cette étude de faisabilité sur le tronçon Bamako-Kidal, tout est opaque : du montant faramineux engagé, portant sur plusieurs centaines de millions de francs CFA, aux conditions d’attribution à l’entreprise en question, tout est sujet à caution.  Y compris l’effectivité même du travail, dont nul ne sait en réalité s’il a été effectivement réalisé.

Ce n’est pas un fait du hasard si, la semaine dernière, sur les réseaux sociaux, les responsables de la société Cira, en cause dans cette affaire ténébreuse, ont cru apporter un démenti qui, d’ailleurs, en rajoute à la confusion sur une quelconque implication dans ce dossier. Dans ce semblant de démenti, c’est la société Cira elle-même qui parle d’un montant de cinq milliards qui auraient été engloutis dans l’opération, pour la réalisation de laquelle, dit-elle, elle ne serait pas concernée.

Ce n’est pas le même son de cloche dans les coulisses agitées du secteur des infrastructures. Ici, ce sont des dénonciations fortes et persistantes qui se font entendre au sujet  de ce dossier quant à sa pertinence technique et économique,  jugée aléatoire. Et cela,  compte tenu du manque de rentabilité financière et commerciale de cette ligne ferroviaire, en  un moment où les cheminots, en manque d’outils de travail depuis des années, sont condamnés à une misère sociale et professionnelle certaine.

L’autre controverse sur le dossier se rapporte à l’effectivité de  l’étude en question. En effet, nul ne sait dans le secteur des BTP si elle a été effectivement réalisée. Et dans quelles conditions ?

Ce ténébreux dossier sur l’étude de réalisation de ce projet ferroviaire qui concernerait justement  le groupe Cira, également propriété de l’homme Seydou Mamadou Coulibaly, ne doit pas être dans les oubliettes. Ne serait-ce que pour des raisons d’éthique politique liée à la sensibilité de l’élection présidentielle.

C’est pour cette raison que votre journal, qui est en première ligne sur ce front de la transparence, ne s’arrêtera pas en si bon chemin sur ce dossier qui fait déjà des vagues dans le milieu des travailleurs des rails. Dans le même temps, le syndicat des cheminots, au four et au moulin ces derniers pour chercher à soulager la souffrance des travailleurs en abandon de travail, faute d’outils de travail, doit également s’intéresser à l’affaire. Dans le but qu’elle ne soit pas escamotée tout simplement.

En tout état de cause, selon de nombreux  travailleurs, il est évident que le syndicat n’aurait pas été impliqué dans le montage technique de ce dossier. Raison pour laquelle, selon plusieurs témoignages d’agents ayant requis l’anonymat en raison même de la sensibilité du dossier, les autorités publiques, au plus vite,  doivent se saisir de cette affaire en vue d’appréhender les contours exacts de son montage financier, dont la justesse technique est sujette à caution.

En effet, à un moment où les cheminots, abandonnés à leur triste sort, végètent dans la misère totale, privés de plusieurs mois de salaires, selon les mêmes sources concordantes, il n’est pas concevable que des centaines de millions de nos francs soient engagés dans des études de faisabilité pour un tel projet, pour le moins aléatoire.

En somme, selon de nombreux agents du secteur, c’est la responsabilité entière de Mme la ministre des Infrastructures qui est engagée dans ce  ténébreux dossier. Il s’agit alors de faire tout pour que ses ramifications financières  douteuses soient  élucidées au grand jour. Et ses commanditaires démasqués, là où ils ont pu se planquer.

Il y va de la crédibilité de l’opération mains propres, initiée et engagée par la transition.

Attendons de voir.

Oumar KONATE

Source: la Preuve

 

2 thoughts on “Toute la vérité sur le projet ferroviaire BAMAKO-KIDAL : Enquête au cœur d’un scandale de trop dans le sillage de la société Cira”

  1. Ciwara Lakika says:

    Seydou Coulibaly, PDG de CIRA MALI : la cible prioritaire des candidats sans vision ni programme

    Depuis les rumeurs sur sa possible candidature à la prochaine élection présidentielle, des politiciens en état de putréfaction très avancé et potentiels candidats disqualifiés d’avance par leurs propres turpitudes mènent, à travers certains mercenaires de la plume, une véritable campagne de dénigrement systématique contre Seydou Coulibaly. Ces médias alignés sélectionnés pour ce sale boulot ne ratent aucune occasion pour tenter d’induire en erreur leurs lecteurs pour qui ils n’ont manifestement aucun respect.

    La dernière en date est un article commandité et publié dans un journal de la place cette semaine selon lequel le PDG de CIRA MALI aurait bénéficié d’un marché de 5 milliards sous IBK relatif à un projet de construction des rails reliant Bamako à Kidal. L’auteur de ce torchon pousse l’outrecuidance jusqu’à affirmer que les 5 milliards avaient été débloqués et mis à la disposition de Seydou Coulibaly « aux fins d’études de faisabilité dudit projet » et que jusque-là rien n’a été fait à ce sujet et pis, « personne ne sait où sont partis les fonds débloqués par l’Etat ».

    Si certains sont nés pour mentir et traîner d’honnêtes citoyens dans la boue, d’autres ont vocation de rétablir la vérité et l’honneur. Nul besoin de dire que ces allégations sont mensongères car toute personne dotée d’un peu de jugeote saura faire la part des choses.

    Le seul projet de rails qui existe au sein de CIRA est l’objet d’un contrat entre cette entreprise et la chambre des mines portant Études de préfaisabilité du Projet de Mise en Œuvre d’Infrastructures Ferroviaires. Ce projet dont le montant est de soixante-douze millions, neuf cent quatre-vingt-dix-sept mille cent un francs (72. 997. 101) francs CFA avait pour but d’évaluer la possibilité de connexions par voies de rails pour le transport intra mine et date de 2019. La somme devrait être payée à la fois par CIRA et par la Chambre des mines. Jusqu’à aujourd’hui, seul CIRA s’est acquitté de sa part.

    Il faudra demander donc aux ingénieurs des calomnies d’où vient ce prétendu projet ferroviaire Bamako- Kidal de 5 milliards !

    Il faut souligner que CIRA est une entreprise crédible présente dans 26 pays et son plus gros marché au Mali ne dépasse pas 4 milliards alors qu’il en a plus au Cameroun, au Gabon … pour ne citer que ces pays.
    C’est bien de faire la communication politicienne. Mais il est indécent de ternir l’image des entreprises privées qui emploient beaucoup de gens dans un pays où le taux de chômage est très élevé. Seydou Coulibaly est parti de rien pour arriver à ce standing social aujourd’hui grâce à ses études et son amour du travail bien fait. Il fait la fierté du Mali sous plusieurs cieux dans le domaine des infrastructures.

    Alors chers journaleux, êtes-vous sûrs que vos bailleurs (politiciens) ont réussi sans l’argent public ?

  2. Ciwara Lakika says:

    Le seul projet de rails qui existe au sein de CIRA est l’objet d’un contrat entre cette entreprise et la chambre des mines portant Études de préfaisabilité du Projet de Mise en Œuvre d’Infrastructures Ferroviaires. Ce projet dont le montant est de 72. 997. 101 francs CFA date de 2019 et la somme devrait être payée par CIRA et la Chambre des mines.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Toutes les chaînes africaines en direct