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Thé : des chiffres prometteurs pour les producteurs africains

D’ici dix ans, la demande et la production de thé auront augmenté partout dans le monde, d’après un rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture (FAO). Une situation qui profitera largement aux producteurs africains.

Les producteurs de thé en Afrique ont de beaux jours devant eux. D’après les dernières projections de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le marché du secteur se portera bien, à l’échelle mondiale tout comme sur le continent. D’après les chiffres de l’organisation, la demande et la production de thé continueront en effet d’augmenter dans les dix prochaines années. Le thé noir, par exemple, connaîtra une croissance de 2,2 % par an pour atteindre 4,4 millions de tonnes de feuilles en 2027.

Sa consommation, elle, augmentera de 2,5 % par an, pour atteindre 4,17 millions de tonnes. Le thé vert, très prisé en raison de ses bienfaits sur la santé, atteindra dans dix ans un taux de croissance de 7,5 % par an, pour une quantité de 3,65 millions de tonnes. Une situation qui pourrait largement profiter à l’Afrique, qui, toujours d’après la FAO, sera l’un des marchés les plus dynamiques de la consommation mondiale de thé.

Une nouvelle consommation africaine

Car, si l’on boit de plus en plus de thé dans le monde – hormis en Europe –, la demande se développe aussi à l’intérieur du continent. En cause, la hausse du niveau de vie de certaines catégories de population, et les bénéfices reconnus de la boisson chaude sur la santé. Le thé noir, dont le premier exportateur mondial est le Kenya, est, par exemple, très prisé en Égypte et au sud du Sahara. Le thé vert est, quant à lui, beaucoup demandé au Maroc et en Algérie.

Le Kenya, champion d’Afrique

La forte croissance de la consommation de thé en Afrique engendrera, de fait, un développement de la production sur le continent, converti à la théiculture au XXe siècle. Les thés produits sont issus du procédé orthodoxe, c’est-à-dire de la culture des feuilles de thé entières ou brisées, mais aussi du « crushing tearing curling » (CTC), le « broyage-déchiquetage-enroulage », un processus qui transforme la feuille en petites perles, que l’on trouve dans les très populaires thés en sachet.

Si ces produits sont cultivés aujourd’hui dans une douzaine de pays sur le continent, un seul d’entre eux peut se targuer d’avoir intégré le top 3 des producteurs mondiaux : le Kenya. Cet État d’Afrique de l’Est est en effet le troisième producteur derrière la Chine et l’Inde, avec une production de 475 300 tonnes en 2016 qui représente à elle seule 8 % de la production mondiale. Preuve du dynamisme du secteur dans le pays, les derniers chiffres de sa production. Entre janvier et avril 2018, elle a en effet bondi de 19 %.

Un résultat qui ponctue une longue liste de chiffres impressionnants : la quantité de produit exporté a atteint 436 924 tonnes en 2016, ce qui équivaut à une croissance de 16 % par rapport à 2015. Des recettes d’exportation qui, d’après la FAO, ont contribué de manière significative au financement de l’importation de produits alimentaires. Au Kenya, 1,15 milliard de dollars de bénéfices ont ainsi financé plus de 60 % des importations alimentaires du pays en 2014. Une manne non négligeable, qui fait travailler aujourd’hui près de 275 000 exploitants sur 150 000 hectares, bien qu’une centaine de producteurs s’en partagent à eux seuls les deux tiers.

Source: lepoint.fr

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