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Tensions entre la CMA et la Plateforme: Le décès d’un officier du MSA dans un accrochage aurait mis la poudre au feu

Depuis hier, jeudi 9 janvier 2020, les discussions sont entamées entre les groupes armés à Ménaka, au nord-est du Mali, avec pour objectif d’apaiser les tensions entre la CMA et la Plateforme, deux grandes coalitions touarègues. C’est un conflit d’influence, pensent certains observateurs.

Les dirigeants de la Coalition des mouvements de l’Azawad (CMA) et la Plateforme des mouvements du 14 juin d’Alger sont arrivés dans la région de Ménaka. Mercredi, le gouverneur de la ville, Daouda Maïga les a tous reçus et les délégations ont eu une première prise de contact.

Les relations entre les deux coalitions sont tendues depuis mi-décembre, après qu’un accrochage a provoqué la mort d’un officier du MSA, le Mouvement pour le salut de l’Azawad, membre de la Plateforme. Pour ces discussions chaque coalition a mis les petits plats dans les grands. Les présidents eux-mêmes se sont déplacés : Bilal Ag Cherif pour la CMA et Fahad Ag Almahmoud, pour la Plateforme. Qui plus est, le général Alhaj Gamou, président du conseil supérieur des Imghads et alliés, est arrivé mercredi, pour jouer les facilitateurs.

Selon les premières informations reçues, un programme de discussions doit être déterminé hier jeudi. Mais encore faut-il que soient élucidées les circonstances de la mort de l’officier du MSA, le 21 décembre, tué par des hommes armés dans un pick-up. Le MSA parle d’assassinat, la CMA elle autre parle de regrettable accident. « Il y a un crime, et il faut que les responsabilités soient identifiées », explique un membre du MSA.

« Derrière tout cela, c’est surtout l’influence de chaque groupe dans la région qui est en train de se jouer », explique un observateur sur place, ajoutant que le déplacement des hauts dirigeants n’est pas anodin.

Le gouverneur de Ménaka, Daouda Maïga estime quant à lui que chaque partie se trouve dans de bonnes dispositions. « La stabilité à Ménaka est forcément une question collégiale, explique-t-il. Aucun groupe ne peut se targuer de la garantir à lui tout seul ». Les conclusions de cette rencontre sont attendues afin de participer à la stabilisation de la région.

                                                                             K. Komi LE COMBAT

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