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PROPOSITIONS DE SORTIE DE CRISE DU M5-RFP: UNE VÉRITABLE VENDETTA CONTRE IBK ET SON RÉGIME

Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP), “non preneur’’  du dialogue demandé par le Président de la République, dévoile enfin ses conditions. Lors du dernier point de presse animé le 1 juillet 2020, le mouvement contestataire a présenté un Mémorandum dans lequel sont énumérées les conditions du dialogue pour une sortie de crise. Tout est taillé pour qu’IBK n’admette jamais ces propositions ou qu’il soit tout sauf un Président de la République. Le M5-RFP veut se tailler « la part du lion ».

 « Tous les hommes  cherchent à être heureux. Cela est sans exception, quels que soient   différents moyens qu’ils y emploient. Ils tendent tous à ce but. Ce qui fait que les uns vont à la guerre et que les autres n’y vont pas   c’est même désir qui est dans tous les deux. La volonté ne fait jamais la moindre démarche que vers cet objet. C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes. Jusqu’à ceux qui vont se pendre », disait le philosophe, Blaise Pascal dans ouvrage, Pensées.

Mais pour plusieurs, le M5-RFP (Le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des Forces Patriotiques) souhaite plus que qui conque  le dialogue. Et c’est le motif qui pousse ses leaders à descendre dans la rue pour se faire entendre. S’ils ont pendant longtemps décliné la rencontre avec M. Ibrahim Boubacar Kéïta, président de la République, c’est qu’ils veulent un dialogue sur un plateau d’or.

En effet, de tergiversation à la monotonie des points de presse du mouvement contestataire, l’on est arrivé  à un point de non-retour où les manifestants, appareils de pression sur le pouvoir d’IBK et la Communauté Internationale, chacun de son côté  presse  les leaders afin que ceux-ci décident d’une sortie de crise face au blocage. Désormais entre deux feux, la seule porte de sortie pour ses leaders est de faire des propositions. Faisons économie des dissensions au sein du M5-RFP à ce propos. Volonté de se tailler « la part du lion »

Dans le Mémorandum où des conditions sont posées au Président de la République, le M5-RFP a pour une première fois accepté “la transition comme signe d’esprit d’ouverture au dialogue’’.

Il propose entre autres comme conditions, “la dissolution immédiate de l’Assemblée Nationale ; la mise en place d’un organe législatif de transition ; le renouvellement intégral des membres de la Cour constitutionnelle ; la mise en place d’un gouvernement de Transition, ayant un  Premier ministre désigné par le M5-RFP. Ce dernier ne peut être demi par le président de la République que dans les conditions prévues par la Charte de transition.  Il nomme aux hautes fonctions nationales (Administration, Justice, Forces armées et de sécurité, …)’’.Le M5-RFP exige aussi l’adoption d’une feuille de route de refondation de l’Etat et de sauvegarde de la démocratie, de l’unité nationale, de la paix et de la cohésion sociale, assortie d’un chronogramme précis, à l’issue de concertations nationales ouvertes à toutes les forces vives de la Nation ; l’adoption d’un mécanisme de suivi-évaluation annuel et le détachement des services exécutifs de l’Etat de la présidence de la République.Un accord politique sur l’ensemble de ces points sera dûment signé avec de solides garanties de sa mise en œuvre jusqu’à la fin du mandat en cours. Une Charte de transition précisera et formalisera les termes convenus dans l’accord politique pour concilier les dispositions constitutionnelles actuelles avec les organes pertinents de la Transition ».

Ces propositions contestées par le mouvement pro IBK, la Convergence des Forces Républicaines (CFR) dans sa dernière sortie. “Elle dénonce énergiquement cette proposition antidémocratique, antirépublicaine et anticonstitutionnelle“, a répliqué la CFR dans un communiqué. Ni une transition, ni un partage du pouvoir

A la lecture du Mémorandum proposé par le M5-RFP, il est difficile de comprendre la position de l’Imam Dicko et ses amis. Veulent-ils une transition comme ils le disent ? Où sont-ils dans une logique de créer des conditions leur permettant de prendre les rênes du pouvoir sans passer par une voie démocratique ou républicaine. Nommer un Premier Ministre dans les rangs du M5-RFP, non consensuel à la suite d’une concertation entre la majorité présidentielle, l’opposition et la société civile, serait ouvrir une « Boite de Pandore » pour d’autres contestations futures. Et vouloir priver le président de tout pouvoir décisionnaire est l’autre manière de demander à IBK de quitter le pouvoir. C’est-à-dire que l’on retourne à la réclamation du départ, celle de la “Démission Du Président IBK“. Un fait qui est ni plus ni moins une volonté de se venger de Boua et son Clan alors que dans le contexte actuel, la logique voudrait que le bon sens prime sur les passions pour éviter que les leaders du M5-RFP tombent dans les mêmes erreurs que le régime actuel. De l’autre côté, (…)

 

Source: NOUVEL HORIZON

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