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Présidentielle au Mali : Cissé conteste la victoire de Keïta

“J’utiliserai toutes les voies de recours que m’offre la Constitution de notre pays.” Vendredi, Soumaïla Cissé a catégoriquement rejeté les résultats du second tour de la présidentielle au Mali qui ont donné le sortant vainqueur.

Il rejette catégoriquement les résultats de l’élection présidentielle au Mali. Lors d’une conférence de presse donnée à Bamako, vendredi 18 août, Soumaïla Cissé a dénoncé des fraudes qui ont conduit à la réélection d’Ibrahim Boubacar Keïta (“IBK”). Le leader de l’opposition affirme que selon les résultats recueillis par son parti, il aurait lui-même remporté l’élection avec 51,75 % des voix.

Le candidat de l’Union pour la République et la démocratie (URD) a également annoncé avoir déposé un recours devant la Cour constitutionnelle. “J’utiliserai toutes les voies de recours que m’offre la Constitution de notre pays, la législation malienne et les textes internationaux, ainsi que tous les moyens politiques en ma possession pour faire respecter le vote des Maliens”, a-t-il indiqué.

Jeudi, les résultats complets du scrutin ont donné IBK gagnant du second tour de l’élection présidentielle. À 73 ans, le chef de l’Etat, qui partait favori après avoir viré largement en tête au premier tour, a recueilli 67,17% des voix le 12 août, contre 32,83 % à l’opposant Soumaïla Cissé, un ancien ministre des Finances de 68 ans, selon les chiffres officiels qui doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle.

Pas de passion

Le scrutin n’a pas mobilisé la population, dont près de la moitié vit sous le seuil de pauvreté. Pourtant, le pays est redevenu le premier producteur africain de coton et son économie enregistre une croissance supérieure à 5 % depuis plusieurs années.

Les Maliens sont en outre lassés par la persistance des attaques jihadistes, auxquelles se mêlent souvent des violences intercommunautaires.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, en grande partie chassés ou dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement. L’ONU mène également dans le pays sa plus importante mission actuelle, tandis que la force du G5 Sahel s’y déploie progressivement.

Avec AFP

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