Le samedi dernier, le gouvernement a organisé un forum regroupant les partis politiques et la société civile. Objectif annoncé : échanger sur le contenu du préaccord proposé par la médiation à Alger. Mais, les partis politiques de l’opposition ont décliné l’invitation du gouvernement. Et pour cause, cette invitation serait parvenue le 5 février. Le lendemain, 6 février, l’opposition a adressé une correspondance au premier ministre pour demander le report du forum.
L’opposition a, en effet, estimé qu’il était impossible de tenir des assises sérieuses dans un délai aussi court. Au-delà, l’opposition n’a pas voulu s’associer à une «mise en scène » organisée autour d’une question (celle du nord) qui est d’une extrême importance. Pourquoi, de décembre 2014 (date de la suspension des pourparlers d’Alger) à maintenant, le gouvernement n’a-t-il pas organisé de larges consultations autour du projet d’accord ? Pourquoi attendre justement la veille de l’ouverture de nouvelles négociations pour tenir ce semblant de débat ? A quoi joue finalement le gouvernement ? Ce sont là autant de questions qui sont posées par les partis politiques de l’opposition. Ces partis, depuis des mois dénoncent l’amateurisme du pouvoir en place dans la gestion ( ?) de la question du Nord du Mali. Or, pendant que les négociations d’Alger s’enlisent, la situation sécuritaire se dégrade quotidiennement sur le terrain, avec son lot d‘attaques et de braquages contre les populations civiles. Kidal reste toujours sous le contrôle des terroristes et des narcotrafiquants.
La Rédaction
SOURCE : L AUBE