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Ouagadougou: au moins 30 morts dans l’attaque qui visait l’ambassade de France

Au moins 30 personnes dont 7 soldats burkinabè ont été tuées ce vendredi dans une attaque qui a visé l’ambassade de France, l’Institut français et l’état-major des armées. Aucune victime française n’est à déplorer.

Des attaques armées se sont produites ce vendredi matin dans le centre de Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, notamment près de l’ambassade de France et de l’état-major des Armées burkinabè. Des assaillants ont tenté de pénétrer dans l’ambassade. Le point sur ce que l’on sait.

Que s’est-il passé?

Selon des témoins, cinq hommes armés sont sortis d’une voiture ce vendredi matin et ont ouvert le feu sur des passants avant de se diriger vers l’ambassade de France, dans le centre de la capitale du Burkina Faso.

Un correspondant de l’AFP sur place a entendu des échanges de tirs intenses et vu un véhicule, celui des assaillants selon des témoins, en feu sur la chaussée. Des unités de gendarmerie et de l’armée se déployaient sur les lieux, a également constaté ce correspondant.

D’autres témoignages ont fait état d’une explosion, près de l’état-major des armées burkinabè et de l’Institut français, à environ un kilomètre de cette première attaque, toujours dans le centre de la capitale burkinabè.

Des photos postées par des habitants de la capitale sur Twitter montraient plusieurs épaisses colonnes de fumée noire s’élevant de plusieurs bâtiments, dont celui de l’état-major des forces armées burkinabè.

Qui était visé?

D’après un premier message posté sur sa page Facebook, l’ambassade de France disait être visée. Elle l’a ensuite modifié pour préciser: “Pas de certitude à ce stade sur les lieux visés”. Plus tard, une source à l’intérieur de l’ambassade de France a déclaré que cinq hommes armés auraient essayé de rentrer dans l’ambassade sans y parvenir. Ils ont alors tiré sur le bâtiment, avant d’entrer dans l’État-major des Forces armées burkinabè.

Selon l’entourage du ministre des Affaires étrangères interrogé par l’AFP, la situation est “sous contrôle concernant les emprises diplomatiques françaises”, à savoir l’ambassade et l’Institut français, un autre établissement situé dans le secteur.

A l’état-major, “il y a eu une attaque à l’explosif qui a détruit un pan” du bâtiment, a déclaré le ministre de l’Information Rémis Fulgance Dandjinou à la télévision d’état RTB. L’explosion a causé “un certain nombre de blessés parmi les gendarmes et militaires en faction”, a ajouté le ministre, avant de préciser que “la sécurisation de l’état-major continue pour l’instant”.

Y a-t-il des victimes?

Le service d’information du gouvernement burkinabè a indiqué dans un communiqué publié sur son site que “quatre assaillants ont été neutralisés dans l’attaque de l’Ambassade de France”. De son côté, le ministre burkinabè de l’Information Rémis Fulgance Dandjinou a déclaré que ” deux assaillants ont été neutralisés” dans l’attaque de l’état-major général des armées, évoquant une attaque à “relent terroriste très fort”.

Selon une source diplomatique française, aucun ressortissant français n’a été tué ou blessé dans l’attaque visant l’ambassade. “Il n’y a pas de victime française”, a précisé la source à l’AFP. Une enquête de flagrance a tout de même été ouverte par le parquet de Paris pour “tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle”.

A la télévision, le ministre de l’Information a indiqué qu’il n’y avait “pas de victime civile à ce stade”. Il y a “une trentaine de morts” dans l’attaque de l’état-major des Armées, selon des sources sécuritaires françaises et africaines. La télévision publique locale indiquait plus tôt que sept membres des forces de sécurité avaient été tués.

Quelles sont les réactions ?

Sur son compte Twitter, l’ambassadeur de France à Ouagadougou, Xavier Lapdecab, a adressé un message de prudence: “Attaque en cours à Ouagadougou. Consignes de prudence absolue à tous les compatriotes de rester dans un endroit sûr”.

“Attaque terroriste ce matin à Ouagadougou […] solidarité aux collègues et aux amis burkinabé”, a écrit de son côté sur son compte Twitter Jean-Marc Châtaigner, envoyé spécial de la France pour le Sahel. “Prudence, évitez le centre-ville’, ajoute-t-il.

Le président Emmanuel Macron est “tenu informé en direct de l’évolution de la situation”, a fait savoir l’Élysée.

Quels sont les précédents ?

Si l’identité des assaillants n’est pas encore connue, les attaques de groupes djihadistes contre des représentants de l’État (gendarmeries, écoles notamment) sont régulières dans le nord du pays, frontalier de zones instables du Mali.

Le 13 août dernier, deux assaillants avaient ouvert le feu sur un café-restaurant hallal, le Aziz Istanbul, situé sur la principale avenue de la capitale, faisant 19 morts et 21 blessés. L’attaque n’a pas été revendiquée.

Le 15 janvier 2016, trente personnes, dont six Canadiens et cinq Européens, avaient été tuées lors d’un raid djihadiste contre l’hôtel le Splendid et le restaurant Cappuccino dans le centre de Ouagadougou. L’assaut, donné par les forces burkinabè soutenues par des militaires français, avait duré une douzaine d’heures et l’attaque avait été revendiquée par Al-Qaida au Maghreb islmaique (Aqmi) qui l’attribue au groupe djihadiste Al-Mourabitoune.

Le nord du Burkina Faso est le théâtre d’attaques djihadistes depuis le premier trimestre 2015, qui ont fait 133 morts en 80 attaques, selon un bilan officiel.

 

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