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Opération Maliko : Quels apports dans la lutte contre l’insécurité ?

Instituée par le décret N°2020-0034/P-RM du 30 janvier 2020, l’opération Maliko vise à rétablir l’État du Mali dans ses fonctions régaliennes dans certaines régions du pays, en s’appuyant sur l’action des forces armées et de sécurité, soutenues et accompagnées par une administration publique disponible et performante. Si sur le papier cela ne manque pas d’intérêt, que peut réellement apporter cette opération dans l’amélioration du climat sécuritaire ?

À en croire le colonel- major Diarran Koné, Directeur de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), l’opération Maliko a déjà débuté dans les régions concernées, puisque le décret l’instituant avait un effet immédiat, après l’abrogation « de toutes dispositions antérieures contraires ». À la différence de l’opération précédente, Dambé,  le commandement de Maliko est exclusivement composé d’officiers généraux ou supérieurs nommés par le Président de la République et secondés par d’autres, qui les remplaceront en cas d’absence, d’empêchement ou de vacance . L’opération bénéfice également « du soutien et des concours des autres ministères et services de l’État, à travers une action coordonnée par le ministre chargé des Armées ». Nécessaire offensive Suscitant encore plusieurs interrogations sur certains de ses contours, l’opération Maliko pourrait néanmoins avoir une réelle incidence sur la lutte contre le terrorisme au centre et au nord du Mali, selon plusieurs analystes. « Cette opération peut changer la donne si elle apporte une intensification de la contre-offensive, surtout au centre, où l’on assiste ces derniers temps à la naissance d’un nouveau groupe djihadiste à Nampala, qui prend de l’ampleur dans la région », indique Mohamed El Khalil, Président du Réseau d’assistance et de déradicalisation au Mali (RADEM), spécialiste des questions sécuritaires et sociales au Sahel. Un avis que partage Mahamadou Diouara, sociologue et spécialiste des questions sécuritaires, en mettant également l’accent sur l’aspect offensif. « À chaque fois que nos forces armées prennent l’initiative des hostilités, elles en sortent gagnantes. Si aujourd’hui, à nouveau, l’État décide de lancer une opération offensive musclée sur le terrain, dont l’initiative revient aux FAMa, je suis convaincu que cela va payer », soutient-il. Mais pour lui, il se pose des problèmes d’effectif, de maintien de l’offensive à long terme et de mobilité des FAMa. « Est-ce que nous avons aujourd’hui les effectifs qu’il faut pour faire un maillage conséquent des régions du nord tout en maintenant la pression nécessaire sur le centre du pays, d’autant  que la menace est en train de migrer vers l’ouest ? », questionne M. Diouara. Germain KENOUVI

 

Source: journaldumali

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