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Mort de Ghislaine Dupont et Claude Verlon : un collectif s’engage pour la levée du secret défense

Un recours encore trop large au secret défense, c’est ce que la rapporteuse spéciale de l’ONU pointait du doigt dans sa lettre rendue publique il y a quelques jours. Agnès Callamard, qui depuis a pris la tête d’Amnesty international, y dénonçait l’« absence de justice rendue », sept ans après l’assassinat de nos confrères de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Sylvie Braibant, journaliste et membre du collectif « Secret défense, un enjeu démocratique », espère que cette lettre de l’ONU fera bouger les choses.

On ne peut qu’espérer que cela fera bouger un peu les choses. On n’est pas complètement naïfs et on sait bien que le secret défense existe dans pratiquement tous les pays, dans toutes les démocraties, mais plus ou moins de façon virulente. Ce que l’on peut espérer, c’est qu’au moins cela pourra amener à réfléchir un peu plus au verrouillage. Là, il y a eu des tentatives… On a l’impression que le président de la République -que ce soit pour l’affaire Maurice Audin ou pour le Rwanda- voudrait que l’on puisse avoir accès plus facilement à des documents, à des archives qui sont classées secret défense… Mais en réalité, on s’aperçoit que malgré cette volonté présidentielle, le secret est toujours là et je dirais même presque qu’il est encore de plus en plus verrouillé. Cette lettre des Nations unies, évidemment, ne peut aller que dans notre sens.

Sylvie Braibant, journaliste et membre du collectif «Secret défense, un enjeu démocratique»

Source : RFI

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