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Lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent : Le Mali opérationnalise son plan d’action 2018 2020

Notre pays est déterminé à combattre ce fléau en combinant, au plan stratégique, les trois D (Défense, Diplomatie et Développement) et au plan opérationnel, les trois C (Concertation, Cohésion  Complémentarité)

Le Premier ministre Soumeylou Boubèye Maiga a présidé lundi, à l’Azalaï Grand Hôtel de Bamako, la cérémonie d’’ouverture de l’atelier de trois jours pour la mise en œuvre de la Politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme au Mali et dans l’espace sahélien. Le Chef du gouvernement avait à ses côtés, Mme Mbaranga Gasarabwe, la représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations-Unies, Coordinatrice humanitaire et Coordinatrice résidente du Système des Nations-Unies au Mali, et Thierno Oumar A. Diallo, ministre des Affaires religieuses et du  Culte. La cérémonie s’est déroulée également en présence d’un membre du Bureau des Nations-Unies pour la lutte contre le terrorisme, en la personne de Mme Lopez Da Rosa Danilson, venue spécialement des Nations-Unies pour la cause.

Prennent part à ces travaux près d’une centaine d’acteurs nationaux et internationaux, étatiques et non étatiques, venus d’horizons divers, avec cependant un dénominateur commun : la lutte contre l’extrémisme violent et le  terrorisme.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par trois interventions, à commencer par celle de Mme Néné Soukouna, 3ème adjointe au maire de la Commune III du Distrcit de Bamako.  Après avoir souhaité la bienvenue aux officiels et aux participants, Mme Soukouna a salué cette initiative et souligné la pertinence de la thématique de l’atelier, à savoir : la mise en œuvre de la Politique nationale de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme et de son Plan d’action 2018 2020.

Deuxième intervenante, Mme Mbaranga Gasarabwe a abondé dans le même sens, en insistant sur le caractère transnational et pernicieux de ce fléau dont les causes sont multiples et variées, mais dans une complexité inextricable. Aussi, a-t-elle assuré le Mali du soutien de la Communauté internationale, notamment du Système des Nations-Unies, pour endiguer ce phénomène dont les effets néfastes se passent de commentaires.

Intervenant à son tour le Premier Ministre Soumeylou Boubèye Maïga partage la même préoccupation, en mettant en relief la stratégie des groupes terroristes consistant à dessiner des lignes de fractures intercommunautaires et intracommunautaires, sans oublier leur volonté de détruire les Etats du Sahel et leurs symboles, y compris aux dépens des agents publics, civils comme porteurs d’uniforme. C’est la raison pour laquelle, le Chef du gouvernement a affirmé la volonté et la détermination du Mali pour combattre ce fléau en combinant, au plan stratégique, les trois D (Défense, Diplomatie et Développement) et au plan opérationnel, les trois C (Concertation, Cohésion  Complémentarité). Aussi, a-t-il invité les participants à l’atelier à privilégier une démarche participative, inclusive et globale pour assurer  une adhésion effective de différentes couches à cette cause. Ils doivent également, a estimé le Premier Ministre, mettre à profit cet atelier pour, globalement, préparer les mécanismes et instruments nécessaires pour l’institutionnalisation de la stratégie et sa mise en œuvre efficace, axée sur des résultats, des synergies des parties prenantes, de l’évaluation et de son amélioration. De façon plus spécifique, il s’agit de susciter l’appropriation et l’adhésion à ladite Politique et à son Plan d’Action ; de déterminer un mécanisme de gestion efficace de coordination, de communication et d’évaluation périodique de la stratégie et de son Plan d’action ; d’identifier, prioriser et hiérarchiser les actions à mettre en œuvre ; et d’établir un  chronogramme de mise en œuvre de ces actions prioritaires.

A signaler que les participants à cet atelier, repartis en 5 groupes de travail, sont tous des acteurs étatiques et non étatiques, nationaux comme internationaux : départements ministériels ; gouvernorats de région ; conseils  régionaux ; institutions publiques de l’Etat ; Société civile ; Partenaires techniques et financiers  (PTF), dont le Bureau des Nations-Unies contre le terrorisme. Ces groupes de travail sont constitués en écho aux 5 piliers de ladite Politique nationale, dont le 4 P de la Stratégie mondiale de lutte contre le terrorisme des Nations-Unies et 1a Stratégie nationale : prévenir ; protéger ; poursuivre ; répondre ; cohésion sociale (spécificité malienne).

L’atelier a pris fin hier.

Source : CCOM/MARC

22 Septembre

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