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Limogeage de Lassine et Nango Dembélé: Quand le président Assimi bloque les tentatives déloyales de deux hauts cadres

Les tentatives déloyales de deux hauts cadres maliens pour introduire des pesticides non validés ont été bloquées par le président de la Transition. Cette intervention souligne l’engagement du chef de l’État à défendre les intérêts vitaux du peuple malien.

Tout est parti d’un problème de pesticides non validés. Bien que le processus de validation des produits
n’ait été bouclé, les dispositions d’une loi relative à l’Agriculture avaient été interprétées afin de permettre l’utilisation, à titre exceptionnel, des pesticides en cours de validation pour sauver les récoltes de la campagne agricole de l’an dernier face à la progression fulgurante des jassides contre les récoltes.

Entre-temps, le contexte s’était nettement amélioré pour la campagne qui s’annonce. Qu’à cela ne tienne, le ministre de l’Agriculture et le PDG de la CMDT, respectivement, Lassine Dembélé et Nango Dembélé, s’étaient entendus pour introduire les mêmes pesticides auxquels l’Etat n’avait eu recours qu’à
titre exceptionnel. Ne comprenant pas qu’une exception ne saurait devenir la règle, l’ex-ministre de l’Agriculture s’était obstiné à faire passer un texte au Conseil des ministres pour autoriser l’utilisation
desdits produits.

Dans un premier temps, il l’a introduit auprès du Premier ministre qui l’a acheminé au président de la Transition qui n’a pas manqué de rappeler le caractère exceptionnel de l’autorisation donnée lors de la campagne dernière. En conséquence, le texte avait été rejeté, le temps d’avoir les conclusions des analyses de validation. Malgré ce rappel, voire cette mise en garde, le ministre Dembélé est
revenu à la charge avec le même texte. Pourquoi donc cette obstination?

C’est là toute la problématique de l’insistance du ministre Dembélé. Curieusement, les produits non validés avaient déjà été acheminés dans les zones de production où des cadres de la CMDT avaient été envoyés par le PDG Nango Dembélé pour donner des éléments de langage aux producteurs dans l’optique de l’arrivée d’une mission d’évaluation de la situation, envoyée par la Présidence de la République.

Entre autres consignes données, les producteurs étaient censés déclarer à la mission que lesdits pesticides étaient le reliquat de l’an passé et que leurs terres commençaient déjà à être infestées de
jassides, ce qui était loin d’être une réalité perceptible sur le terrain.

Dans des messages vocaux qui ont fuité,un directeur de production de la CMDT, se livrait à un conditionnement systématique des producteurs suivant trois cas de figure. D’abord, que les produits se trouvant dans leurs zones de production n’étaient pas nouvellement acheminés.

Deuxièmement, que les pesticides en question n’étaient pas toxiques et n’avaient causé aucun désagrément sur la santé des utilisateurs. Enfin, que les jassides avaient commencé à ravager leurs
champs. Point particulier de la consigne, la mission ne devait aucunement savoir que les anti-jassides étaient des nouveaux produits mis à leur disposition.

Manifestement, nous pouvons donc comprendre que de nouvelles commandes avaient été faites suite à des signatures de contrats sans l’accord de l’Etat. Chose qui a été prouvée par les enquêtes des services des Douanes et d’autres structures qui ont formellement établi l’introduction de pesticides sur le territoire national à hauteur de cinq milliards de FCFA.

Faire échouer la mission d’évaluation envoyée par la Présidence

De ce qui précède, il est loisible de comprendre que l’ex-ministre de l’Agriculture et l’ex-PDG étaient dans un deal malsain tendant à flouer l’Etat pour faire profit.

D’où l’insistance des deux hauts cadres à faire passer dans un premier temps les textes d’autorisation des produits non validés et, dans un deuxième temps,à faire leur dissémination dans les zones de production.

Sachant que le texte soumis avait été bloqué par le président de la Transition, une stratégie de manipulation des producteurs a été ainsi établie dans le but de dissimuler les réalités sur le terrain et faire échouer par la même occasion, la mission d’évaluation envoyée par la Présidence.

Plus que des mots, les principes qui guident l’action publique en République du Mali sont plus que jamais une réalité, à savoir : le respect de la souveraineté du Mali; le respect des choix stratégiques et
des choix de partenaires du Mali et enfin, la défense des intérêts vitaux du peuple malien.

Cette prompte intervention du président de la Transition, pour bloquer une telle pratique aussi déloyale que nocive, doit désormais doit être considérée par tous les cadres, dans l’exercice de leurs fonctions, comme un sévère avertissement.

Yaya DIARRA

Le Reporter

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