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L’Afrique de l’Ouest se dote d’une nouvelle zone économique

Trois pays ont décidé de la création d’une nouvelle zone économique, un nouvel espace dont l’ambition est de dynamiser l’agriculture des trois pays que sont le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Naissance de la ZES.

C’est en janvier 2012 que le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire avaient conclu un accord afin de renforcer leur coopération économique. De ces accords est née la zone économique spéciale (ZES) couvrant ainsi le Mali, le Burkina et la Côte d’Ivoire. Les Premiers ministres des pays de chacun des pays membres de l’accord, Soumeylou Boubèye Maïga, Paul Kaba Thiéba et Amadou Gon Coulibaly ont ainsi négocié et identifié le périmètre de la zone économique spéciale ; à savoir les régions de Sikasso au Mali, de Bobo-Dioulasso au Burkina et de Korhogo en Côte d’Ivoire.

Les objectifs de cet accord sont ambitieux. Il s’agit de créer « un environnement propice » au développement économique de cette région frontalière en encourageant « la création et le renforcement de projets industriels publics et privés », a déclaré le ministre malien des Finances Boubou Cissé lors de la présentation de l’accord. Pour rendre le projet opérationnel la ZES est construite selon « un cadre juridique plus avantageux pour les entreprises que dans le reste des pays », ainsi que « des lois économiques plus libérales, et donc plus avantageuses » précise un communiqué du gouvernement malien. Les lois économiques seront donc plus « souples » qu’ailleurs afin de favoriser l’émergence d’une zone économique dense.

A noter que le projet bénéficie du soutien financier de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (BAD). Les dirigeants de ces trois pays d’Afrique de l’Ouest ne s’y sont pas trompés, cette région présente un fort potentiel tant agricole que minier. En dépit de son potentiel et ses richesses, la zone de Sikasso reste pauvre et touchée par la malnutrition infantile. Et ce à tel point que la situation est appelée « le paradoxe de Sikasso ».

Il s’agit donc d’injecter du carburant dans le moteur de ce futur « triangle d’or » permettant très rapidement le développement de l’agrobusiness. L’agrobusiness prendra appui sur les diverses cultures présentes en Côte d’Ivoire que sont les cultures de coton, anacarde, maïs, igname, riz et tabac. Elles pourront servir de rampe de lancement à une dynamisation des agro-industries futures de la région.

Source : Le Point Afrique

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