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INONDATIONS De nouvelles victimes de l’incivisme et de l’irresponsabilité des autorités

Au moins 16 mors, des portés disparus, plus de 300 familles sinistrées et des dégâts matériels importants ! C’est le triste bilan des inondations causées par des pluies diluviennes enregistrées à Bamako le 16 mai 2019.
Au moins 16 personnes (dont des enfants) ont trouvé la mort dans l’effondrement des maisons suite à des inondations causées par des pluies diluviennes qui se sont abattues sur Bamako toute la nuit et une partie de la marinée du 16 mai 2019.


Le bilan provisoire fait état de 16 personnes décédées à Niamakoro, Kalabancoro, Missabougou et Faladié. Des blessés sont aussi à déplorer. «Des proches ont perdu 5 enfants dans l’effondrement des maisons à Niamakoro», a témoigné Gaoussou Coulibaly, tradithérapeute à Niamakoro.

Plusieurs quartiers de la rive droite du fleuve Niger ont été inondés dans la capitale malienne. Le Ministère des Transports et de la Mobilité urbaine a indiqué, dans un communiqué, que les hauteurs de pluie recueillies font état de 58,1mm pour le centre ville de Bamako, 138,3 mm à Sotuba en commune I, 48 mm à Sénou et à Katibougou il a été enregistré 23,2mm entre 03h30 et 08h.

«Des inondations ont été constatées dans certains quartiers de la ville de Bamako», a précisé le communiqué. Ces inondations, selon la compagnie nationale d’électricité (EDM), ont aussi occasionné des perturbations dans la fourniture d’électricité dans de nombreux quartiers de la capitale malienne.

Face à cette situation, population, élus et urbanistes se rejettent la responsabilité. «Bamako a une bonne planification urbaine. Mais l’occupation anarchique des servitudes et des espaces de dégagement sont à la base des inondations auxquelles nous assistons en cas de grosses pluies», a défendu M. Ntji Diawara, Directeur cellule de suivi de la politique nationale de la ville. «Nous avons engagé, depuis quelques temps, la démolition de toutes les occupations anarchiques pour libérer toutes les servitudes», a-t-il souligné.

Pour de nombreux habitants, les quartiers inondés symbolisent «une urbanisation sauvage» des maires des différentes communes de la capitale. «Les lits des marigots ont été morcelés et vendus par les maires. Et comme on le dit souvent ici, l’eau ne laisse pas sa route», a dénoncé une notabilité de Niamakoro, l’un des quartiers les plus touchés par les présentes inondations.

«Il est vrai que l’occupation anarchique des servitudes des cours d’eau a une part de responsabilité dans cette situation. Mais, elle est aussi liée en partie à l’incivisme. Il ne faut pas se voiler la face, tant que des habitants continueront à utiliser les caniveaux et les collecteurs comme des dépotoirs d’ordures, les inondations continueront. Il n’y a rien à faire», a déclaré un agent de la voirie municipale de la capitale qui a requis l’anonymat.

Un débat qui ne consolera pas les familles endeuillées !

Moussa Bolly

Source : Le Matin

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