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Harouna Maiga : « J’aime travailler sous pression»

Élu le 29 avril dernier à la tête de la fédération malienne de basket-ball pour un mandat de quatre ans, Harouna Maiga livre en exclusivité à Journal du Mali ses ambitions et les objectifs qu’il se fixe pour le basket malien.

Sous quel signe placez-vous votre mandat ?

Sous celui de la continuité. Nous allons conserver les axes prioritaires du bureau sortant, en essayant de les compléter. Prioritairement, nous ferons la relecture des textes prévue bien avant les élections. Nous allons essayer de les harmoniser avec ceux de la FIBA et de corriger quelques insuffisances. Nous commencerons à le faire dès la semaine prochaine, le temps de mettre les choses en place. Au-delà, nous continuerons également les formations des acteurs du basket (entraineurs, arbitres, officiels techniques). Nous formerons également les Secrétaires généraux des Ligues sur les textes, car une bonne compréhension de ceux-ci peut nous permettre d’éviter beaucoup de situations malencontreuses. Nous ne nous limiterons pas à eux, nous formerons les SG des clubs. La performance nationale ne sera pas négligée. L’ancienne équipe a, pendant son mandat, remporté neuf trophées majeurs. Nous nous évertuerons à atteindre au moins ce chiffre. Ce ne sera pas facile, car les périodes ne sont plus les mêmes et qu’au niveau des différentes catégories d’âges beaucoup de pays se sont armés pour nous attendre. Nous sommes désormais, en effet, le pays à battre.

Le bureau sortant a un très bon bilan. Cela représente-t-il pour vous une pression supplémentaire ou plutôt une source de motivation ?

Les deux. J’aime travailler sous pression, j’ai toujours été comme cela. Je suis un  financier et il y a beaucoup de pression dans mon milieu professionnel. Pour la pression, il n’y a pas vraiment de problème. J’aime relever les défis et c’est ce que j’entends faire. Je compte beaucoup sur mon équipe pour y arriver. Elle n’est composée que de chevronnés de basket et je crois en elle.

Le bilan aurait pu être meilleur, notamment chez les garçons. Avez-vous mis en place une stratégie spéciale pour les mener au sommet ?

Le bureau sortant nous a déjà prouvé que nous pouvions le faire avec les garçons. Le principal problème avec eux est que la plupart s’expatrie. Ils arrivent dans des clubs où ils n’ont pas assez de temps de jeu, alors que lorsqu’ils jouaient à domicile ils étaient très bons. Nous ferons donc de sorte que notre ossature nationale soit composée de locaux. Et cela ne sera possible qu’en renforçant le championnat. Il faut donc que les clubs jouent leur partition en recherchant des sponsors afin de convaincre les joueurs de ne pas s’exiler. Nous avons de très bons joueurs chez les garçons, mais il nous arrive d’avoir des difficultés à les mobiliser. Ceux qui sont universitaires, aux États-Unis ou ailleurs, ne sont pas facilement déplaçables. C’est pourquoi nous miserons sur nos locaux, qui seront complétés par ceux qui pourront être libérés par leurs clubs étrangers. Nous ne sélectionnons pas un joueur parce qu’il est à l’étranger. Je ne suis pas entraineur, je ne me mêlerai donc pas de la sélection, mais, quand même, les entraineurs sauront ce que nous attendons d’eux.

Le sélectionneur Remi Guitta a été très décrié, pour ses choix notamment. Allez-vous lui renouveler votre confiance à un mois d’une échéance capitale (Ndlr : la phase retour des éliminatoires de la Coupe du monde) ?

Il a contrat qui court toujours et nous comptons lui renouveler notre confiance. Mais, comme je le disais, nous lui dirons de prendre les meilleurs. Nous voulons les meilleurs, qu’importe où ils jouent. Guitta nous a lui-même confié que lors du dernier rassemblement il ne connaissait pas certains des joueurs. Il faut reconnaitre qu’il n’a eu que trois jours pour faire connaissance avec l’équipe. Cette fois-ci, ce sera différent.

Des chances de qualification ?

Oui, évidemment. Sur les quatre équipes de notre groupe, trois se qualifieront. Pour l’heure, nous en faisons partie. Nous nous qualifierons pour la deuxième fenêtre et c’est là que ça deviendra coriace. Mais nous aurons la chance d’avoir certains de nos professionnels qui n’ont pas pu se déplacer auparavant, parce que le calendrier de la FIBA le permettra.

Pouvons-nous espérer voir Cheick Diallo ?

Il a déjà donné son accord. Très bientôt nous entrerons en contact avec lui

A l’issue de votre mandat, dans quatre ans, où espérez-vous voir le basket malien ?

Nous voulons faire autant que le bureau sortant. Remporter au moins une autre coupe masculine ou même deux. Et, si possible, nous qualifier pour l’une des compétitions majeures mondiales ou olympiques, aussi bien chez les Messieurs que chez les Dames.

Journal du mali

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