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Gouvernance: ‘’Transformons le Mali’’ engage le débat

Le Mouvement ‘’Transformons le Mali’’ a procédé à sa rentrée, le samedi dernier au siège de la DFA communication, en faisant le bilan des actions menées pour mieux déterminer les perspectives à moyen terme du regroupement.

La rencontre, à laquelle ont pris part de nombreux invités, était présidée par des fondateurs du mouvement, à l’instar de Mahamadou CAMARA et Moussa Tièmoko DAO. Les échanges, de plus de deux heures, ont porté sur les objectifs du mouvement, ses attentes, ses visions, ses perspectives, etc. Mais il s’agissait surtout, pour les responsables du Mouvement Transformons le Mali, de se blanchir de certaines accusations.

En effet, depuis sa création, il y a quelques mois, le regroupement est taxé d’être une association de jeunes maliens «francisés» et cette accusation est plusieurs fois revenue lors des débats sur les objectifs de l’association.

Dans son intervention, l’ancien ministre de la Communication et de l’information, Mahamadou CAMARA, l’un des fondateurs du mouvement, a répondu que les premiers membres de l’association sont des jeunes maliens de France. Toutefois, le cercle de l’association est ouvert à tous les Maliens. « C’est un mouvement que l’on veut populaire. Tout le monde peut être membre», a précisé M. CAMARA, rappelant que le Mouvement Transformons le Mali a été créé avec, comme vocation, de générer des idées afin d’influencer sur les politiques. Selon lui, les membres entendent combler un vide dans le pays en résolvant notamment la méfiance des jeunes envers les politiques.

Mahamadou CAMARA n’a pas également manqué de lever l’équivoque sur la nature de l’association : le Mouvement Transformons le Mali est un regroupement apolitique et n’a donc aucune ambition de devenir une association politique, a-t-il assuré devant les intervenants qui craignent que le regroupement ne verse dans la vie politique.

« Si nous voulons être un parti politique, on allait s’assumer. Nous ne voulons pas être un parti politique de plus. Nous souhaitons que des partis se regroupent afin qu’il y ait moins de formations politiques », a déclaré M. CAMARA.

Outre ces précisions, la rencontre a été également marquée par le débat sur les actions et les perspectives de l’association. Auparavant, le coordinateur intérimaire du mouvement, Moussa Tièmoko DAO, a indiqué qu’ils ont identifié 58 initiatives, reparties en huit piliers pour le Mali. Ces piliers touchent notamment la gouvernance, la santé, l’éducation, la politique.

Déjà des stratégies du mouvement sont lancées sur les réseaux sociaux afin d’avoir la perception des Maliens avant de les adopter. L’une de ces stratégies, sur lesquelles les opinions sont profondément divisées, est l’introduction des critères du niveau académique pour l’éligibilité des députés à l’Assemblée nationale. Pour les promoteurs, l’adoption de ce critère permettra de rehausser le niveau de l’Assemblée nationale. Si cet avis est partagé par nombre de gens, il y a à l’inverse, ceux qui croient que cette stratégie est discriminatoire et estiment que le Mali n’est pas prêt pour l’instant pour aller vers une telle réforme.

Quant aux perspectives à court terme, le Mouvement Transformons le Mali envisage, à partir de 2019, d’organiser des actions pour assainir la capitale, à travers le projet «Une famille, une poubelle ; une rue, un pavé ; une rue sans eau usée». Dans le cadre de la citoyenneté et la formation des jeunes, le mouvement pense initier des journées citoyennes pour faire découvrir aux jeunes le fonctionnement des institutions.

Par Sikou BAH

Info-matin

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