Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne

Discrimination basée sur le genre Le taux de chômage plus élevé chez les femmes (16,9%) que chez les hommes (10,1%)

L’ONG Intrahealth international a organisé du 1er au 4 avril  à l’hôtel Salam, un atelier d’élaboration d’une feuille de route nationale pour contribuer à la régression de la discrimination et de l’inégalité, fondée sur le genre en milieu professionnel de la santé au Mali.

 

Cette rencontre avait pour objectif d’élaborer les éléments d’une feuille de route pour s’attaquer à la discrimination et l’inégalité du genre en milieu professionnel de la santé.  Il s’agissait, entre autres, de décrire le contexte politique et juridique relatif à l’égalité des sexes applicables à la gestion des ressources humaines et d’orienter les participants sur les fondements du genre dans les ressources humaines de santé et dans le travail décent.

Au cours des échanges, les participants ont décrit le contexte politique et juridique relatif à l’égalité des sexes applicables à la gestion des ressources humaines.

Le Directeur pays d’Intrahealth, Dr Cheick Oumar Touré a salué la reforme de notre système de santé enclenchée par les autorités et qui donne une grande priorité au genre dans la conception et la mise en œuvre des programmes.

Selon lui, l’efficacité des interventions dans le domaine du genre dépend largement de l’utilisation des outils de gestion et de la planification stratégique.

Dr Cheick Oumar Touré a expliqué que la tenue de cet atelier est une réponse du programme santé de l’USAID, à l’appel du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique pour l’appuyer dans le renforcement des capacités des parties prenantes et l’élaboration d’une feuille de route nationale.

Le premier responsable d’Intrahealth, a rappelé les engagements nationaux et internationaux du Mali sur le genre. Pour lui, l’accomplissement de ces décisions rendra très qualitatif le processus de développement de notre pays.

Il a aussi mentionné le rapport de 2016 sur le développement humain du Programme des Nations unies pour le développement. Ce document a relevé que la discrimination économique et sociale contre les femmes coûte à l’Afrique plus de 100 milliards de dollars par an.

Le Directeur des ressources humaines du secteur de la santé, Etienne Coulibaly, a soutenu que selon l’Observatoire de l’Emploi et de Formation, le taux de chômage est plus élevé chez les femmes (16,9%) que chez les hommes (10,1%) dans la tranche en âge de travailler.

Le Conseiller technique au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique,Dr Adama Baradian Diakité a signalé que cette rencontre s’inscrit en droite ligne du plan stratégique national intégré des ressources humaines (2018-2022) qui met un accent particulier sur le capital humain.

Selon Dr AdamaBaradian Diakité, c’est un devoir de veiller à l’égalité des sexes pour une question de justice sociale et de réduction de la pauvreté, notamment chez les femmes qui sont les plus vulnérables. Enfin, le conseiller a rendu hommage à l’USAID et d’autres partenaires pour leur accompagnement.

Il est utile de préciser que cette rencontre vient après une étude réalisée par Intrahealth international sur l’analyse des facteurs liés aux inégalités et à la discrimination dans le recrutement et la rétention des femmes dans les établissements de formation initiale et les structures de santé dans les régions de Kayes, Sikasso, Koulikoro, Gao et le district de Bamako.

La formation a été assurée par la conseillère principale du genre au siège d’Intrahealth international, Constance Newman.

Toutefois, l’OMS estime que 23 professionnels de santé qualifiés pour 10 000 personnes sont nécessaires pour fournir des services de santé de base et le Mali n’en dispose que 6. Derrière ce chiffre, se cachent  de nombreuses disparités en termes de répartition par niveau. Si à Bamako et dans les capitales régionales, cet indicateur est appréciable, il l’est moins en milieu rural.

Cette pénurie de main-d’œuvre de santé est exacerbée par la croissance rapide de la population malienne, avec un taux d’accroissement annuel de 3%. Aussi, elle a été aggravée à cause de la crise intervenue dans le pays, qui a entrainé un grand mouvement du personnel de santé des régions du nord vers celles du sud.

Bandiougou DIABATE

Source: l’Indépendant

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Suivez-nous sur Facebook pour ne rien rater de l'actualité malienne
Ecoutez les radios du Mali sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Finance