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Contrat d’assainissement Ozone-Mali: le PDG Aziz El Badraoui au Mali pour un nouveau souffle

Le Président directeur général du Groupe Ozone, Aziz El Badraoui, a effectué une visite de travail au Mali. L’objectif de cette mission était d’échanger avec les autres parties de la mise en œuvre du contrat Ozone-Mali afin de pallier les difficultés afin de donner à cette initiative salvatrice un nouveau souffle.

Accompagné des responsables du Groupe Ozone, le PDG Aziz El Badraoui vient de boucler quelques jours de visite de travail dans la capitale malienne, vendredi dernier. Cette mission s’inscrivait dans le cadre de la redynamisation de la coopération entre cette entreprise et les autorités maliennes, à travers la délégation de propreté de la ville de Bamako, dont Ozone-Mali a en charge.

Avec lui, le responsable de l’entreprise marocaine de salubrité a amené plusieurs matériels d’assainissement, des engins de collecte et de transport des déchets en vue de renforcer la capacité d’intervention d’Ozone-Mali. Ces matériels, d’une valeur de plus de 2 milliards de FCFA, ont été réceptionnés, le vendredi dernier, par le ministre de l’Assainissement, de l’environnement et du développement durable, Housseini Amion GUINDO.

Après cette réception, le PDG et le maire Adama SANGARE ont animé une conférence de presse à la mairie centrale sur la mise en œuvre du contrat Ozone Mali qui peine à satisfaire les parties prenantes.

Signé en 2015, le maire Adama SANGARE a expliqué les résultats du contrat Ozone-Mali restent à ce jour mitigés.

« Il n’y a que 30 à 40 % des ordres qui sont enlevés par Ozone Mali », a-t-il dressé le bilan.

Pour se défendre, le Marocain Aziz El Badraoui a soulevé deux problèmes qui entravent Ozone-Mali d’atteinte à 100 % les objectifs qui lui sont assignés dans le contrat. D’une part, il a signalé le problème de la fameuse décharge finale de Noumoubougou qui peine à être opérationnelle. « On n’a pas la main sur le dépôt final de Noumoubougou. C’est l’État qui doit mettre à notre disposition un dépôt final. C’est Ozone, par ses propres moyens, qui cherche des endroits pour se débarrasser des déchets. Cela n’est pas prévu dans le contrat », a déploré M. Badraoui, avant d’ajouter qu’Ozone a fait ce qu’elle devait faire.

« Après la collecte des ordures où est-ce qu’on va les mettre ? Notre mission est d’enlever les ordures. Notre mission est d’amener les matériels. Donc, nous avons fait notre mission », a indiqué le PDG du Groupe marocain. Outre cet aspect, il a indiqué que la convention Ozone-Mali souffre également de factures impayées.

« À ce jour, nous avons atteint un seuil alarmant de factures impayées, atteignant 20 milliards de FCFA avec l’État. Dans ces conditions, il est difficile de travailler et d’atteindre les 100 % des objectifs », a-t-il ajouté, tout en soulignant que les autorités maliennes ont pris la promesse de régler ces facteurs.

Par ailleurs, s’il n’y avait pas une garantie derrière la convention au bout de quelques mois de factures impayées, on allait arrêter le travail.

« On doit se rappeler de l’historique de ce contrat qui engage le Mali et le Maroc », a-t-il rappelé, avant de rassurer qu’il y a un système rigoureux de gestion de cette convention. Pour lui, ce n’est pas de l’argent gratuit qui est donné à Ozone par l’État malien. Au contraire, Ozone fait plus que ce qui est prévu dans le contrat, a-t-il précisé.

En dépit de ces difficultés, M. Aziz El Badraoui fonde l’espoir sur ce contrat.

« Nous croyons en l’avenir de Ozone Mali. Si on ne croyait pas à cela. On n’allait pas continuer à investir au Mali. On vient d’amener d’autres matériels d’une valeur de plus de 2 milliards de FCFA qui vont renforcer les capacités d’évacuation d’Ozone Mali », s’est montré optimiste le Marocain.

Parlant du centre de transformation des déchets, il a fait savoir que le processus est en bonne voie. Il reste la signature des parties prenantes, a-t-il fait le point.

« Ce centre permettra de résoudre en grande partie les problèmes. Aussi, l’argent, qui sera géré par ledit centre, permettra d’aider l’État malien au paiement de la facture d’Ozone-Mali parce que le fonds de l’infrastructure sera géré directement par l’État malien », a-t-il indiqué.

La visite du PDG a coïncidé avec une grève illimitée des 1454 agents d’Ozone Mali pour non-paiement de deux mois d’arriérés de salaires. Grâce son implication, cette situation a été résolue. En effet, il a donné des consignes fermes pour le paiement de ces salaires non payés.

Par Sikou BAH

Source: info-matin

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