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Cette diaspora qui nous honore

Il faut bien l’avouer, nous ne connaissons pas comme il se devrait nos diasporas qui sont abondantes à travers le monde, travailleuses  et qui excellent dans plusieurs  domaines. Nous nous  référons, sans prétention aucune d’être exhaustif pour le Congo, à l’ADRNS de Dimitri Mfoumou Titi  et à Chrysostome Koumbi-Samba qui ont respectivement à cœur de poser les bases  en France d’une African valley et d’un rempart contre la cybercriminalité pour l’Afrique.

Sur le plan artistique, la représentation diplomatique du Congo en Allemagne a pris sa part dans cette valorisation des artistes de l’étranger qui tentent, tant bien que mal, à démontrer par leur œuvre cette émotion si particulière à l’Afrique.

En effet, depuis le 15 août et ce jusqu’au 15 novembre, il se tient  à la chancellerie de Berlin une exposition de l’artiste congolais Ismael Salif Kamara qui attire et à n’en point douter qui continuera de susciter la curiosité puis l’admiration de nombreux mélomanes de toutes catégories.

Ismael Kamara est un Congolais, né en 1956 à Ngounza au Congo français, qui arrive dès l’âge de 10 ans dans le  sud de la France où  il étudie l’art et le graphisme à l’école polytechnique de Nice avant de se retrouver, pendant près de  quinze ans, en Inde et au Népal où, en autodidacte, il s’initie à la  sculpture en général et à celle sur  bois en particulier. En  1987, il retourne en Europe et après des séjours au Danemark, en Hollande et au Luxembourg, il s’établit  en tant qu’artiste indépendant à Munich.

Dans la capitale de l’Etat bavarois qu’il considère comme sa maison d’adoption, il travaille  depuis 2010 sur un projet d’éducation « Ecole sous le manguier » à Siby, au Mali, pour offrir de meilleures possibilités d’éducation, en particulier pour les filles et les femmes,  considérant et souhaitant que  chacune des pièces récoltées dans la rue pour ses œuvres ait une valeur marchande en tant que bijoux, design ou support publicitaire susceptible de fournir un déjeuner à un enfant de Siby ou payer le cuisinier et générer des revenus pour les enseignants.

Dans les œuvres de l’artiste qu’il appelle “Upcycling”,  l’on retrouve ses influences tricontinentales et donc la diversité de ces expressions culturelles symbolisées par les racines de sa culture traditionnelle africaine, les impressions de la philosophie asiatique de la vie et  la modernité européenne.

Il a réussi à convertir ses nombreux visiteurs en amis qui récoltent  pour lui divers objets pour ses ouvrages qui se composent, entre autres, de bouchons de bouteilles du monde entier.  Il a ainsi créé une œuvre d’art monumentale sous la forme d’une carte du monde à partir de déchets et pas moins de seize mille bouchons reçus provenaient  du continent africain.

Objet d’admiration lors de ses nombreuses expositions en Europe et à New York ou il a toujours à cœur d’attirer l’attention sur la richesse de l’art et de la culture du continent africain, il demeure une interrogation pour le public qui ne cesse de se questionner sur le sens de son œuvre et ses actions de partage. Selon lui, l’opportunité d’amener  l’Afrique au niveau du  reste du monde réside dans la promotion de l’éducation, en particulier des filles et jeunes femmes.

 

Source: adiac-congo

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