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CEDEAO: Vulgarisation de la lutte traditionnelle et quête de reconnaissance internationale

La lutte traditionnelle africaine, un héritage transmis depuis des générations s’organise dans la sous-région autour de ses différentes formes à travers des compétitions. Les acteurs du secteurs portent en bandoulière les différents projets et contribuent à faire rayonner cette discipline sportive dans nos pays. Dans le but de plus professionnaliser le secteur et d’harmoniser les règles qui régissent la lutte traditionnelle en dans la CEDEAO, les experts, promoteurs et sportifs du secteur se rencontrent à Dakar au Sénégal du 1er au 3 août 2019 pour un séminaire qui sera animé parallèlement par des ateliers et de formation d’arbitres ouest africains de la lutte traditionnelle.

 

A noter qu’à côté des tournois nationaux, les états depuis 18 ans se rencontrent autour d’une compétition régionale pour partager leur passion et pérenniser cette culture sportive traditionnelle.  Connu sous le nom de TOLAC le Tournoi de lutte traditionnelle africaine de la CEDEAO est le premier événement sportif régional adopté par l’Institution pour le lancement de son programme de développement de la pratique des sports. C’est le 29 novembre 1986 qu’il fut créé par le Conseil des ministres de la CEDEAO même si, ce n’est qu’en 2001, que la première édition du tournoi a eu lieu à Niamey, au Niger.  Le Sénégal où il existe déjà un tournoi de lutte traditionnelle de haut niveau a accueilli son premier TOLAC en 2008.  Depuis lors, le tournoi s’alterne entre les deux pays.

 

L’évolution du TOLAC dans la CEDEAO depuis 2001

En 2001, le TOLAC a débuté avec seulement trois pays (le Niger, le Nigeria et le Burkina Faso). Presque 20 ans après, le Tournoi de lutte traditionnelle s’est agrandi et accueille aujourd’hui la plupart des pays de la CEDEAO.  La lutte traditionnelle dans son ensemble a évolué de façon vertigineuse. Des innovations introduites pour davantage le hisser au rang des sports rois, la codification et la normalisation du TOLAC sans oublier l’apport indéfectible des différentes fédérations de lutte de la région contribuent au quotidien au développement de la lutte traditionnelle dans notre région.

Forts de ce parcours, les acteurs de lutte traditionnelle se disent prêts à donner une impulsion à ce sport, afin de le renforcer davantage et de l’adapter aux nouvelles réalités en accord avec le programme communautaire de développement de la CEDEAO et les objectifs mondiaux de développement durable. Cela, afin de faire en sorte que le TOLAC, en tant qu’événement sportif intrinsèque, contribue davantage au développement de la région.

L’atelier de Dakar…

La CEDEAO collabore à l’organisation de l’atelier de Dakar du 1er au 2 août 2019. Cet atelier qui a ouvert ses portes ce jeudi se présente comme un tournant dans le changement d’image de la lutte comme discipline sportive traditionnelle de la CEDEAO.

L’objectif général de cet atelier est de dresser le bilan des actions mises en œuvre pour la promotion de la lutte traditionnelle africaine. L’évaluation des résultats obtenus va permettre de formuler des recommandations pour la  durabilité de la discipline, de renforcer la capacité des acteurs du secteur afin d’assurer leur reconnaissance internationale.

Les résultats attendus lors de cette rencontre sont entre autres l’évaluation des éditions passées du Tournoi traditionnel de lutte de la CEDEAO (TOLAC), l’adoption des modalités d’exécution du TOLAC dans la région, l’adoption des résolutions et recommandations sur la durabilité du TOLA, la formation et certification de trente (30) arbitres de lutte africaine de niveau 1.

Lutte traditionnelle africaine: Un peu d’histoire avec la CEDEAO

Le Conseil des Ministres de la CEDEAO a adopté par décision n° C/DEC 3/11/86 du 29 Novembre 1986, la lutte traditionnelle comme sport de la Communauté. Suite à cette décision, le Centre de Développement de la Jeunesse et des Sports de la CEDEAO a initié un programme cohérent de travail afin de promouvoir la pratique de la Lutte dans l’espace CEDEAO et lui conférer, à terme, une reconnaissance universelle par son inscription aux Jeux Olympiques. En effet sur les 80 styles de lutte traditionnelle répertoriés dans le monde, seuls deux (la lutte gréco romaine et la lutte libre) étaient inscrits au programme des récents Jeux Olympiques.

Le Centre de Développement de la Jeunesse et des Sports a initié à cet effet des programmes ambitieux qui se déclinent suivant les piliers de développement de tout sport à savoir : l’organisation des compétitions, la formation des arbitres, des entraîneurs et les supports didactiques, le renforcement des capacités des fédérations nationales.

La création, à partir de 2008, d’un tournoi de lutte Africaine, à Dakar, est venue par la suite étoffer le calendrier annuel de la lutte africaine au niveau régional. Après onze éditions à Niamey et huit éditions à Dakar, il est paru important que les acteurs qui ont œuvré à l’émergence de cette activité chère à notre Communauté, puissent évaluer la portée de leurs réalisations et envisager les étapes futures dans la quête de la reconnaissance internationale et de la vulgarisation de la Lutte africaine.

Sources: TOLAC, CEDEAO, CNGL, CDJS

Journal du mali

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