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CE QUE JE PENSE: L’alerte au peuple du Mali.

L’escalade verbale engagée entre le Mali et la communauté internationale (France, Nations Unies, CEDEAO, Union Européenne etc) finit par avoir des récupercussions existentielles pour notre Nation, si tant est qu’elle existe encore.
J’aimais à dire que notre résilience en tant que Nation fait que, face à n’importe quelle épreuve, nous pouvons ” ployer, mais nous romprons pas”. Ceci n’est plus vrai. Nous sommes en entrain de rompre.
Le danger existentiel qui nous guette résulte d’une crise politique savamment entretenue pour réussir un coup de force.
Le bras de fer également entretenu avec la communauté internationale sert comme combustible à cette crise.
Le champ politique est devenu un espace plus polarisé que sous l’ère IBK. Avec la fin de ce régime, j’avais pensé que nous avions touché le fond. Je me suis trompé dans mon appréciation.
Voilà en quoi notre existence en tant que pays est désormais menacée. Le danger est imminent:
– On nous fait engager une épreuve de force avec la communauté internationale au nom de l’exercice de notre souveraineté internationale;
– on nous fait croire que nos échecs sont la responsabilité des autres;
– on nous conditionne l’esprit que tous ceux qui ne se prononcent pas contre la communauté internationale sont anti patriotiques pour ne pas dire apatrides;
Admettons que la communauté nous veuille du mal.
Admettons.que la communauté internationale soit à l’origine de nos échecs.
Cela ne peut nullement expliquer qu’à Niono, les pauvres paysans crient au secours, en vain au point d’être obligés de fuir leur terroir.
Cela ne peut expliquer que l’on brûle le riz dans les campagnes en pleine période de rècolte.
Cela ne peut pas expliquer les flux massifs des populations fuyant devant l’avancée des groupes armés pour trouver refuge dans les villes.
Cela n’explique pas qu’à la frontière avec la Mauritanie le transport de marchandises est devenu le risque de toute une vie.
Cela n’explique pas que le corridor sénégalais qui draîne 60% de nos merchandises soit désormais menacé.
Cela n’explique pas que les régions de Sikasso, de Koutiala, de Bougouni soient également infestées de groupes armés en plus des régions de Mopti, Ségou, Kayes, Koulikoro.
Cela n’explique pas le siège de nos villages dans le Centre du pays.
Cela n’explique pas que le coût de la vie est devenu intenable pour les familles.
Cela n’explique pas l’état désastreux de nos infrastructures routières.
Sans compter nos infrastructures structurantes qui sont entrain d’être dynamitées ou sont sous la menace, le barrage de Markala, le pont du point A pour ne citer que ceux là.
Voici les motifs réels d’inquiétude pour le Malien Lambda.
Que fait-on, en urgence, face au risque de famine, au risque d’asphyxie des grands corridors, comment assurer la continuité de l’approvisionnement, comment sécuriser les populations laissées seules à leur sort, comment continuer d’assurer la mobilisation des ressources domestiques pour que l’Etat continue d’exécuter ses responsabilités de sécurité, de services sociaux de base, de continuité de l’école, de l’Administration.
Le problème de la communauté internationale est simple.
On veut le départ de tel ou tel partenaire?
On lui écrit une belle correspondance diplomatique pour lui demander de cesser toute opération sur notre territoire. Feu le Président Modibo Keïta l’a fait avec courage en 1961.Il s’en ira avec son parapluie de protection et son aide au développement.
On fait une autre correspondance diplomatique pour nous retirer.des Nations Unies, de la CEDEAO, l’Union africaine, de la Francophonie, parce que tous ces prétendus partenaires veulent notre perte. Ils ont tous tort. C’est nous qui sommes dans notre droit souverain!
On fait une dernière correspondance diplomatique pour appeler des potentiels partenaires favorables à.notre sort.
Je parie que le paysan de Niono, les citoyens lambda de Djénné, Tombouctou, Bandiagara ou de Kidal n’en n’auront cure.
Ce n’est pas la peine de nous créper les chignons entre Maliens.
N’acceptons plus d’être instrumentalisés les uns contre les autres en tant que Maliens.
Nous ne voulons pas être l’herbe sous le pattes des éléphants qui se battent.
Trouvons d’autres arguments endogènes pour décider si oui ou non la transition mérite d’être prolongée.
Par exemple, évaluons, en toute objectivité, à quel pourcentage de réalisation des missions prescrites par la Charte de la Transition nous sommes aujourd’hui. Qu’est ce qui reste à faire?
Par exemple examinons objectivement quelles sont les réalisations concrètes pour prendre en charge les problèmes sociaux.
Par exemple examinons en toute objectivité les améliorations qui ont été apportées à la sécurité des personnes et des biens pendant la transition.
Par exemple, évaluons, en toute objectivité, quelles mesures ont prises pour préparer les échéances électorales.
Posées comme tel, ces questions existentielles nous donneront plus de lucidité et de raisons de nous unir que de motifs de division.
Le danger d’effondrement, le danger d’affrontements verbaux sont réels.
Nous ne sommes plus loin du point de rupture pour le peu qui nous reste comme pays.
Un adage bien de chez nous dit que quand le rythme du tamtam s’emballe, de deux choses l’une: soit la partie est sur le point de finir, soit le cuir du tamtam va rompre.
Nos dirigeants peuvent encore nous aider à éviter ces risques en tenant une réthorique d’apaisement et de cohésion entre nous mêmes Maliens et avec le reste de la communauté internationale
Notre survie est à ce prix.
A bon entendeur salut!
Cheick Sidi Diarra..

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