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Causes multiples de la corruption: ce que le Gouvernement doit savoir

Le Cercle de réflexion et d’information pour la consolidation de la démocratie (CRI-2002) a organisé une conférence de Presse de restitution du Rapport de la Conférence–Débats du 14 décembre 2018 sur «les causes sociales, économiques et culturelles de la corruption sanctionnée par des propositions d’aide à la décision pour le Gouvernement». Que faut-il en retenir ?

En qualité de Think Tank associatif, et de Section nationale de Transparency International dans notre pays, le Gouvernement, à travers le ministère de la Réforme de l’Administration et de la Transparence de la Vie Publique, a confié à CRI-2002 la préparation, l’organisation, et la tenue, d’une conférence-débat sur «les causes sociales, économiques et culturelles de la corruption sanctionnée par des propositions d’aide à la décision pour le Gouvernement». Le Rapport élaboré, et remis au ministère, fait l’économie des résultats, propositions, recommandations, et des pistes d’actions concrètes à opérationnaliser d’ici la prochaine Édition de la Semaine nationale de Lutte contre la Corruption, celle de 2019.

À l’issue de la conférences-débats qui a constitué, une véritable tribune de débats pour informer, impliquer, et responsabiliser les acteurs étatiques et non étatiques sur des questions essentielles en lien avec les causes et les conséquences de la corruption et de la délinquance financière, 16 propositions et recommandations ont été formulées : s’attaquer résolument au cap du changement de comportements, et de l’autonomisation des acteurs étatiques, non étatiques, et des populations ; renforcer et consolider le dispositif actuel de lutte contre les causes et les conséquences sociales, économiques et culturelles, de la lutte contre la corruption et la délinquance financière doivent prendre en charge, au moins 4 niveaux (le niveau/le tableau national à éclairer à la lumière de la Constitution, des textes internationaux, des directives de la CEDEAO, de l’UEMOA, de l’Union Africaine (UA), des lois, règlements, pratiques, relatifs à la préparation et le vote du budget national, son exécution et son contrôle, de la place et du rôle des citoyens sur le chantier du contrôle citoyen, de la redevabilité, de la lutte contre la corruption et la délinquance financière ; le niveau/le tableau des collectivités territoriales à la lumière de la Constitution, principalement du Code des collectivités territoriales, des lois, règlements, pratiques, relatifs la préparation et le vote des budgets national et des collectivités territoriales, leur exécution et leur contrôle, de la place et du rôle des citoyens sur le chantier du contrôle citoyen, de la redevabilité, de la lutte contre la corruption et la délinquance financière ; le niveau/le tableau de la société malienne, à la lumière des outils/instruments et mécanismes non juridictionnels et traditionnels avec des codes d’honneur et des règles qui s’imposaient à tous ; le niveau/le tableau des partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux à la lumière des textes internationaux, des directives de la CEDEAO, de l’UEMOA, de l’Union africaine (UA), des Conventions, des Accords, et Protocoles de financements les liant à l’État).

Au sortir de la conférence de presse, CRI-2002, Think Tank associatif et Section nationale de Transparency International, s’engagent à élaborer, et à lancer, une Initiative Citoyenne ‘’Initiative Citoyenne-Réforme de l’Administration et Transparence de la Vie Publique’’ en abrégé ‘’ICI-RAVTP MALI’’ dédiée à l’opérationnalisation des résultats, propositions et recommandations ainsi engrangés, et à accompagner le Ministère de la Réforme de l’Administration et de la Transparence de la Vie Publique (MRATVP) dans la concrétisation sur le terrain du développement durable les 7 attributions spécifiques confiées au ministre de la Réforme de l’Administration : conduire des réformes administratives, institutionnelles et politiques relatives à la modernisation de l’administration et à la consolidation de l’État de droit et de la démocratie ; promouvoir la bonne gouvernance, l’amélioration de la qualité des services publics rendus aux usagers et simplifier les procédures et formalités administratives ; améliorer la gestion des ressources humaines ; contribuer au développement de l’administration numérique ; adapter les missions et les structures de l’État au développement du pays ; mettre en œuvre les mesures de prévention, de contrôle et de lutte contre l’enrichissement illicite ; promouvoir l’éthique et la transparence dans la gestion publique.

PAR BERTIN DAKOUO

Source: info-matin

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