Le Laakam, une classe de hauts dignitaires et gardiens de la tradition Bamiléké, dénonce une sorte de discrimination dans les textes nominatifs aux postes stratégiques de la république.
Dans une lettre ouverte en date du 31 octobre dernier, ils ont exhorté le président Paul Biya à respecter les quotas de représentativité des communautés tel que stipulé par la loi.
“C’est une loi qu’on a donnée à l’ouest mais nous avons observé que les fonctionnaires ne la respectent pas. Ils font signer n’importe quoi au président de la République. Ils ne respectent pas les quotas”, a déclaré Pr Sindjoune Pokam, secrétaire général du laakam.
Depuis quelques années, concède-t-il, cette loi n’est pas respectée dans les nominations. A son avis, le principe du système de quota communément appelé “équilibre régional” n’est pas respecté.
Selon cette lettre, moins de 5% des ressortissants de la région de l’ouest sont concernés par les nominations.
Par bbc.com/afrique/