Mais avant Emmanuel Macron, le ministère des Affaires étrangères français s’était déjà prononcé sur la situation de «L’opposition camerounaise, dont il (Maurice Kamto) est l’une des figures. Ce dernier doit pouvoir s’exprimer librement, dans le respect de la loi» avait déclaré Agnès Von der Mühll, porte-parole du Quai d’Orsay.
Considéré depuis quelques temps comme l’une des forces de l’opposition, Maurice Kamto revendique toujours sa victoire au scrutin présidentiel d’octobre 2018 et plus de 130 de ses partisans ont été écroués cette semaine à la prison de Kondengui à Yaoundé. Ces derniers ont été inculpés pour «rébellion», «insurrection» et «hostilité contre la patrie», ils ont été placés en détention provisoire pour une période de six mois renouvelables..
L’on se souvient que le 26 janvier dernier, les membres du MRC (Mouvement pour la renaissance du Cameroun) avaient organisé des manifestations dans certaines métropoles du Cameroun pour dénoncer l’enlisement de la crise anglophone, les détournements des fonds autour de la préparation de la Coupe d’Afrique des Nations 2019 et ce que Maurice Kamto considère comme le hold-up électoral.
Il faut dire que ces manifestations interdites par les autorités sont imputées au leader du MRC ainsi que les actes de vandalisme dans les ambassades du Cameroun à Paris et Berlin.
Afrikmag