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BAISSE DU NIVEAU DES ELEVES, Les réseaux sociaux en cause

Les parents doivent jouer leur rôle dans l’éducation des enfants face aux réseaux sociaux et ’Internet, c’est le avis de Sidiki Sogoba, surveillant général d’une école de formation professionnelle à l’Hippodrome. Selon ce pédagogue, l’utilisation inappropriée des réseaux sociaux est l’un des cause de la baisse du niveau des élèves et étudiants.

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L’utilisation permanant des réseaux sociaux par les élèves impacte très négativement le niveau d’études des élèves explique Moussa Sangaré, enseignant. Selon lui, un enfant sur un réseau social sans contrôle ni suivi parental est exposé à toutes sortes de dangers, surtout les filles.

« Facebook requiert un âge pour créer un compte, mais les enfants contournent cette règle en se donnant un faux âge », souligne le pédagogue.

« Un jour, j’ai conseillé un parent de retirer le téléphone de sa fille qui n’arrivait plus à étudier. Quand on lui a pris son téléphone, elle est tombée dans une grande dépression, tellement elle était devenue accro. Mais par le temps, elle s’est ressaisie et a pu passer son examen », témoigne encore l’enseignant. Selon lui, il y a un temps pour se distraire et un temps pour travailler, mais un enfant laissé à lui-même, n’a pas ce discernement. « Moi, j’ai interdit toute utilisation de téléphone androïde à mes enfants avant leur baccalauréat. Parmi les Ntics, je préfère un peu l’Internet dans parce que cet outil permet de faire des recherches. Mais les autres comme les Facebook, Imo et Viber : je n’y connais rien », explique notre interlocuteur.

A cause de l’utilisation insensée des réseaux, les élèves ne portent plus attention à l’orthographe des mots. Certains communiquent par des chiffres comme ‘’Bne n8t, Mr6’’ (’Bonne nuit, merci’’) en lieu et place des mots complets ; souvent même dans les devoirs ou sujets des compositions. « J’exhorte les parents à jouer pleinement leur rôle dans l’éducation de leur enfants et dans l’utilisation des réseaux sociaux », conseille le surveillant général d’un établissement, Sidiki Sogoba,

«Malgré l’approche du DEF session 2015-1016, je me connectais jusque tard dans la nuit. Je restais à papoter avec des amies. Je n’apprenais plus mes leçons. Je ne faisais plus mes exercices. Après une ou deux heures de connexion, j’étais épuisée et allais dormir. Je passais toutes les nuits ainsi. Un jour, un grand frère m’a grondée. Il m’a dit que je ne pourrais réussir à mon examen en continuant ainsi. A la proclamation des résultats, j’avais échoué. Cette année, j’ai laissé de côté les réseaux sociaux et me voilà admise au DEF. Je conseille mes amies qui n’ont pas réussi leur examen de quitter ces réseaux pendant la période scolaire »,  explique Bintou Soukouna, une élève admise au DEF. A ses dires, elle a fait deux fois le DEF.

Koureichy Cisse

(Stagiaire)

 

Source: lesechos

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