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APRÈS SON INTERVIEW DANS JA : Soumi répond à IBK de la manière la plus choquante

L’on pensait après la main tendue et les nombreux conciliabules que la hache était enterrée entre les deux Hommes politiques. Cette maladresse d’IBK suite à son entretien avec JA n’a pas passé par le gosier de l’honorable chef de file de l’opposition politique malienne.

 

Au moment où tout le Mali parle et salue la décrispation politique et le dialogue national inclusif IBK tacle comme il en a l’habitude son challenger de la dernière présidentielle, Soumaïla Cissé. Est-ce à dire qu’IBK est vraiment pour la sortie de crise. ?

Soumaïla Cissé face aux attaques du président dans jeune Afrique n’a pas tardé à répondre aux propos d’IBK. Pour lui, le chef de l’Etat a manqué de hauteur et il ne s’arrête pas là il va jusque à le traiter de « Petit Monsieur ». C’est de bonne guerre et c’est la raison pour laquelle celui qui a accepté toutes les concessions avec le président IBK ces derniers temps a durci le ton et cela se comprend aisément face à un IBK loin d’oublier comme beaucoup de gens qui l’ont côtoyé ont laissé croire. Toujours la rancune !

Dans tous les cas, au Mali dans cette période trouble nous n’avons pas besoin de cette polémique qui n’arrange personne. En cette période, nous n’avons besoin que de paix et de bon vivre ensemble.

Dans l’interview à JA, IBK n’a pas pesé ses mots et dit à ses interlocuteurs : « Il n’y a pas eu de crise postélectorale, mais la bouderie d’un seul homme, inconsolable de ne pas être entré à Koulouba. Quelle que soit l’ampleur de son égo, il ne représente pas le sentiment des 20 millions de Maliens. Quant au dialogue, il ne sera ni une conférence nationale ni un troisième tour électoral, que cela soit clair ».

Ces propos, pour beaucoup d’analystes, constituent une sortie ratée du président Ibrahim Boubacar Kéita. Sa sortie est une attaque contre le chef de file de l’opposition politique mais l’on ne sait quelle mouche a piqué le président Kéita au moment où tous les Maliens épris de paix se mobilisent pour l’accompagner. Le président devrait être un rassembleur en ces périodes difficiles.

Avec le président réélu, les comptes de la crise postélectorale ne sont pas encore soldés. Cette interview à bâton rompu avec JA n’est pas pour décrisper la situation. Et elle a défrayé la chronique et ce que l’on entend c’est que ces propos du chef de l’Etat avivent une crise en latence et le déclic est donné, créant ainsi un grand vacarme au sein de la classe politique malienne. Et la tension est là !

Les Maliens souhaitent que les hommes politiques fassent table rase et qu’ils aillent à l’essentiel. Ils sont en tout cas nombreux à ne pas apprécier cette sortie médiatique du président de la République à une période tumultueuse que connait notre pays. Et si Soumi avait su se retenir sans mot dire cela l’aurait grandi. Mais il serait difficile d’entendre ces mots haineux et ne rien dire.

C’est dans tous les cas ceux sont les Maliens qui feront les frais. Le Mali est à l’arrêt, il n’avance pas, les clignotantes sont au rouge, tout tourne au ralenti en ce moment et cette période est mal choisie par nos hommes politiques pour se livrer à une guerre médiatique, une guerre qui ne dit vraiment pas son nom.

Mettons un terme à ces faux débats et allons aux vrais enjeux : un Mali de paix et de concorde !

Nematou Diakayeté

Notre Printemps

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