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Après le limogeage d’Etienne par la Minusma, ses amis montent au créneau : ‘’ Nous allons utiliser tous les moyens légaux pour que justice soit faite’’

L’économiste, Etienne Fakaba Sissoko, ex conseiller à la présidence du Mali était lié à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation du Mali (Minusma) par un contrat en date du 2 avril 2018 qui sera résilier un mois plus tars, le 10 mai 2018.  La mission Onusienne au Mali a rompu le contrat d’Etienne Oumar Fakaba Sissoko en qualité de consultant au motif que ce dernier participe de « façon active et visible à des activités politiques en lien avec les élections présidentielles de juillet 2018 ». Furieux donc de cet acte, les amis d’Etienne étaient face à la presse, le mercredi 16 mai 2018, à la Maison de la presse de Bamako pour dénoncer le limogeage de leur ami. « Nous dénonçons avec la dernière rigueur, cette cabale contre notre camarade Etienne Fakaba… Croyez nous, nous allons nous battre. Nous allons utiliser tous les moyens légaux pour que justice soit faite. On ne peut pas accepter ça », déclarent les conférenciers.

Ce point de presse était animé par Djimé Kanté, Ibrahima Kébé et Mme Wadidiè Founè Coulibaly tous de la plateforme débout sur les remparts, et du jeune économiste, Khalic Dembélé. Prenant la parole à tour de roule, les conférenciers ont vigoureusement dénoncé la rupture « illégale » du contrat entre la Minusma et leur ami. Dans une déclaration de soutien à Etienne, le conférencier, Ibrahima Kébé répond la Minusma : « Il y’a manifestement une mauvaise foi de la part de la Minusma qui sans même avoir mis au préalable en demeure l’intéressé, procède sur demande des autorités maliennes à la fin de leur collaboration. Ce qui est mis en cause, ce ne sont pas les qualités professionnelles du camarade Etienne en tant que tel, mais son engagement et sa détermination à ne pas céder contre vent et marée aux supputations du pouvoir actuel », a-t-il dit. Selon lui, la vérité est que Koulouba ne digère toujours pas le départ de l’artisan du Programme présidentielle d’Urgence Sociale, programme sur lequel, poursuit-il, le gouvernement et le président de la République font campagne actuellement. « Dans sa stratégie de vengeance contre les leaders opposés à sa désastreuse gestion, le Président de la République Ibrahim Boubacar Keita et son Premier Ministre Soumeylou Boubeye Maiga, ont exigé que les autorités de la MINUSMA récusent Etienne Fakaba Sissoko comme consultant à la section affaires politiques de la Minusma dans les plus brefs délais. Pour le Gouvernement, Étienne Fakaba travaille contre le président de la République et sa présence à la Minusma lui permettra de connaître les modalités du pouvoir et de contrôler le Processus électoral pour le compte des adversaires du régime. Le Pouvoir menace la Minusma de l’écarter du processus électoral en cas de non satisfaction de leur doléance. La Mission Onusienne qui ne voulait pas de vague autour de cette situation, informa notre ami, le camarade Etienne Fakaba des pressions répétitives du gouvernement et sollicita sa coopération et sa démission pour une rupture à l’amiable du contrat. Etienne, fidèle à ses principes, refusa, et exigea que les Nations Unies s’assument et le limoge purement et simplement », a expliqué Ibrahima Kébé. A ses dires, cette notification de rupture de contrat, que le gouvernement a fait fuité par ses services de communication est une victoire pour Etienne. « Pour preuve, le ministre des Affaires étrangères du Mali Tieman Hubert Coulibaly a félicité la hiérarchie de la Minusma par téléphone pour la diligence du dossier après réception d’une copie de la lettre de licenciement à 08 h15 (voir registre des courriers arrivées ministère des affaires étrangères) avant notification à l’intéressé lui-même à 09h45. Nous dénonçons avec la dernière rigueur, cette cabale contre notre camarade Etienne Fakaba. Par la même occasion, nous interpellons l’opinion nationale et internationale contre les dérives de ce régime, qui s’acharne et s’agite contre les patriotes qui incarnent le changement », a-t-il dit. Comme exemple, il citera la révocation du Maire de la Commune 6 du District de Bamako, des agressions répétées contre Youssouf Bathily, notamment à Ségou et à Kolokani, le licenciement de Nouhoum SARR pour sa participation active à la lutte contre la révision constitutionnelle. « Le Gouvernement aux abois est prêt à tous. Mobilisons-nous. A ce moment précis, l’équipe d’avocats constituée se penche sur une possible violation des droits de notre camarade, droits reconnus par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ; Sur la légalité de cette décision extrême de la MINUSMA, sur la base d’un rapport de la police politique malienne ; Sur le fait que cette décision honteuse et extrême n’a été précédée ni d’une demande d’explication écrite, encore moins un avertissement verbal ; Sur le fait que nous avons des preuves que la direction de la MINUSMA elle-même ne respecte pas l’obligation de réserve dont elle parle», a martelé le conférencier. Le second conférencier, Djimé Kanté abonde dans le même sens en disant que ce qui est fait est anormal. « Croyez nous, nous allons nous battre. Nous allons utiliser tous les moyens légaux pour que justice soit faite. On ne peut pas accepter ça », a-t-il conclu.

Aguibou Sogodogo

Le Républicain

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