Alliance électorale et élection présidentielle de juillet 2013 : Guéguerre au sein du parti de Jeamille Bittar

Le président de l’UMAM, Jeamille Bittar est-il en train d’être désavoué par ses principaux lieutenants à propos de son ambition d’être candidat à la prochaine présidentielle?  Une grogne assourdissante menace de lézarder les murs de ce parti sorti des flancs du PDES.

jeamille bittarPour avoir noué une alliance électorale avec la CODEM de l’honorable Housseini Amion Guindo, le leader de l’Union des mouvements et alliances pour le Mali (UMAM), Jeamille Bittar fait actuellement l’objet d’une fronde au sein de son parti. Plusieurs de ses lieutenants menacent de démissionner pour éventuellement créer une nouvelle formation politique.

Deux raisons expliquent ce désamour entre Jeamille Bittar et les « frondeurs ». D’une part, ceux-ci estiment que l’UMAM étant membre du Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et de la République (FDR), le front anti-putsch, il n’y a pas de raison pour que ce parti (sorti des flancs du PDES, des héritiers politiques du président ATT) s’allie à un courant « pro-putschiste ». « La CODEM est membre de la CSM qui se dit centriste mais que nous autre considérons comme des putschistes « , a expliqué un cadre de l’UMAM, mécontent de ce rapprochement que son parti vient d’opérer avec la CODEM de l’honorable Housséini Amion Guindo.

D’autre part, plusieurs responsables de l’UMAM ont suggéré que le parti ne présente pas de candidat à la prochaine présidentielle. Donc, que Jeamille Bittar ne soit pas candidat à cette présidentielle ; mais que le parti s’allie à une candidature tout en se préparant sérieusement pour les législatives à venir.

Mais, lors d’une récente réunion, Bittar a déclaré haut et fort qu’il sera candidat, n’en déplaise à ceux qui ne sont pas favorables à cette option. Toute chose qui a mis certains cadres du parti dans tous leurs états. Ils se disent que la candidature de Jeamille Bittar peut enregistrer un score lamentable qui pourrait briser leur carrière politique, alors que le président du Conseil économique, social et culturel, avec ses moyens  financiers importants, ne risque rien quant à son avenir.

Comme on le voit, le climat est délétère au sein de la direction du parti où des membres fondateurs menacent de prendre la porte si un terrain d’entente n’est pas trouvé dans les meilleurs délais.

Bruno D SEGBEDJI