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À la Une: un deuil et des questions au Mali

« Mondoro : la nation endeuillée », soupire le site d’information Maliweb après l’attaque terroriste du poste de Mondoro, dans la région de Mopti, vendredi. Attaque qui a fait 27 morts, 7 disparus et 33 blessés côté malien.

 

C’est « le plus lourd bilan depuis le début de l’année, précise Sahel TribuneUn deuil national de trois jours, à compter de samedi, a été décrété par le président de la transition Assimi Goïta. » Cette attaque « intervient alors que la France et d’autres pays européens de la Task Force Takuba, ont annoncé leur départ du Mali en raison, relève le média malien, de certaines incompréhensions avec les autorités de transition au sujet des textes qui régissent leur présence. L’attaque de vendredi dernier est interprétée (…) comme une conséquence claire de ce divorce (…). “Les militaires maliens n’ont pas pu bénéficier d’appui aérien Barkhane pour repousser les assaillants, comme ce fut le cas en janvier 2021” », indique une source sécuritaire française citée par Sahel Tribune. « Référence à l’attaque simultanée des camps de Mondoro et de Boulikessi l’année dernière. Une attaque au cours de laquelle la force Barkhane avait déclenché une patrouille d’hélicoptères Tigre afin d’appuyer les FAMa, les Forces armées maliennes. »

« Du temps et de l’engagement… »

Pour le quotidien malien L’Aube, « cette attaque intervient dans un contexte particulier. Il est indéniable que les FAMa sont passées à l’offensive (ces derniers temps) et elles continuent d’occuper le terrain partout et avec des résultats probants. Pour preuve, les nombreuses opérations en cours dans les régions du centre et du nord du pays. Ce qui n’était pas le cas, il y a quelque temps… Mais, tempère L’Aube, (…) il faut du temps et l’engagement de tous pour sécuriser l’ensemble du territoire national. Et, pour y parvenir, les Autorités de la transition ont fait des choix et pris des décisions salutaires, pointe le journal. Notamment, celles de se tourner vers de nouveaux partenaires en adoptant un nouveau schéma de défense contre la meute de terroristes et un nouveau format pour l’Armée et les Forces de sécurité. Alors, il faut pleinement assumer ces choix, conclut L’Aube. Et, cela, malgré les risques qui en découlent. »

Où sont les Russes ?

Ces nouveaux partenaires, ce sont les Russes… Et justement, Le Pays au Burkina Faso voisin s’interroge : « mais où sont passés les instructeurs Russes ? » Ces Russes « dont les uns et les autres avaient vanté les mérites en matière de lutte contre le terrorisme ? C’est la question qui se pose, surtout quand on sait que l’arrivée de ces “mercenaires” de Poutine au Mali, a suscité la colère de certains partenaires de Bamako qui n’ont pas hésité à plier bagage. » Référence bien sûr à la France.

« En tout cas, poursuit Le Pays, Assimi Goïta et ses frères d’armes sont prévenus. Les terroristes sont loin d’avoir dit leur dernier mot, et ils viennent de démontrer qu’ils peuvent toujours frapper là où on les attend le moins. Et l’armée malienne, qui est désormais face à ses responsabilités, doit se montrer à la hauteur des défis en redoublant non seulement d’efforts, mais aussi en renforçant ses capacités opérationnelles (…). »

Défi pour la transition malienne

« Réveil sanglant » pour l’armée malienne, renchérit Aujourd’hui, toujours à Ouaga : « ce drame de Mondoro, auquel il faudrait rajouter celui du Lorum au Burkina et de Tillabéry au Niger, ce drame vient mettre en exergue que le Sahel est toujours sous coupe djihadiste, en attendant qu’au Mali la société russe Wagner fasse la preuve qu’elle est plus percutante que Barkhane. (…) Mondoro est un défi pour la Transition malienne, pointe encore Aujourd’hui car (…) est-on sûr que d’ici 5 ans, le djihadisme va cesser ? Mondoro vient confirmer qu’il y a encore du travail, en dépit des succès des FAMa annoncés ces derniers temps contre les terroristes. »

L’impact de la guerre en Ukraine

Enfin, le quotidien français Libération croit savoir qu’ « à Bamako, le partenariat avec la Russie est déjà questionné. Il ne paraît pas répondre, pour l’instant, à toutes les attentes du gouvernement de transition. Son projet, prévoyant un engagement plus large de l’État russe au Mali pour combler les carences sécuritaires et apporter une aide au développement, a été compromis par un événement inattendu : le déclenchement de la guerre en Ukraine. Non seulement la volée de sanctions imposée à la Russie par la communauté internationale nuit au soutien apporté à ses alliés, dont le Mali, mais, confie une source sécuritaire, la farouche résistance du peuple ukrainien a déjà forcé Moscou au rappel de “plusieurs centaines de mercenaires russes déployés en Afrique, afin de renforcer ses rangs à Kiev et dans le Donbass”. »

Source : RFI

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