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Transition : la CEDEAO retourne « bredouille » et silencieuse

Suite au coup d’Etat Act 2 de l’ex CNSP, une délégation de la Communauté Economique des Etat de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) était à Bamako, le mardi 25 mai 2021. Conduite par Goodluck Jonathan, médiateur dans la crise malienne, la délégation n’a pu obtenir le maintien de l’ordre institutionnel mais repart avec la libération des autorités mises aux arrêts.

Arrivés à Bamako, en vue de faire respecter les engagements pris par les putschistes d’Août 2020, les médiateurs de la CEDEAO ont fait face à un imbroglio de tous les instants. La délégation de la CEDEAO, qui inscrivait sa démarche dans une logique de concertation des forces vives du pays, a eu un premier échange (après un report in extremis) dans la nuit du mardi au mercredi avec les militaires. Ce premier contact n’a pas permis d’avoir un éclairci ni un début de solution à la crise institutionnelle. Le médiateur Goodluck Jonathan avait, au sortir de ces échanges, salué des dialogues cordiaux avec la junte militaire mais sans plus car un second round des discussions était attendu le lendemain mercredi. Même tentative, même constat. C’est le statut quo des militaires, avec à leur tête Assimi Goïta qui entend prendre les rênes de la transition malgré la Charte de la transition qui le lui interdit.

Venu principalement pour la libération des autorités de la transition et leur remise en fonction, Goodluck a dû repartir du Mali avec juste la libération de Bah N’Daw et de Moctar Ouane, libération survenue au petit matin de ce jeudi 27 mai. Il aura appris quelques minutes avant sa rencontre avec Bah N’Daw que ce dernier avait remis sa démission ainsi que celle du Gouvernement.

La junte, face au tollé national et international, tente de justifier cette grosse bévue. Baba Cissé, conseiller spécial du Vice-président est monté au créneau pour évoquer des raisons de sécurité, qui motivaient la non mise en liberté immédiate du Premier ministre et de son président Ba N’Daw.

La ministre ghanéenne des affaires étrangères, S.E Mme Shirley Ayorkor Botchweyqui faisait partie de la délégation de la CEDEAO, avait déjà quitté le Mali après l’annonce de la démission. Ce qui matérialise ainsi un « Game over » de la mission de la CEDEAO.  La rencontre du mercredi entre la délégation de la CEDEAO et les militaires, n’a pas contribué à maintenir la stabilité institutionnelle. Chose inhabituelle, la CEDEAO n’a pas fait de déclaration à la presse.

Ousmane Tangara

Source: Bamakonews

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