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Résolution de la crise entre la Fémafoot et certaines Ligues : encore loin du bout du tunnel !

Comme nous l’écrivions si bien dans l’une de nos publications, empêtrée dans une crise qui l’oppose à certaines Ligues du championnat national de première division, la Fédération malienne de football (Fémafoot) ne sait pas où donner de la tête. Car le bras de fer qui l’oppose à ces Ligues, qui risque d’enliser et donner un coup de massue à notre sport-roi, s’intensifie.

siege femafootAlors que la Fémafoot tient au respect scrupuleux des textes, ces clubs contestataires, à savoir le Sabana AC de Mopti, l’Avenir club de Tombouctou, le Centre Salif Kéïta (CSK), le CS Dougouwolofila, le Club Olympique de Bamako (COB) et le recordman des titres de la Coupe du Mali, le Djoliba AC, ne veulent pas lâcher du lest. Et ce, malgré l’intervention du ministre Housseini Amion Guindo dit Poulô qui était rentré dans la danse en proposant une solution pour une sortie de crise. 

À titre de rappel, tout a commencé le 10 janvier dernier lors de l’assemblée ordinaire de la Fémafoot présidée par le général Boubacar Baba Diarra. Une assemblée qui a été tenue dans les locaux de l’hôtel Olympe sis à Daoudabougou, où il y a eu des altercations entre certains membres de la Fémafoot dont Baba Diarra et les clubs contestataires ainsi que 5 Ligues dont celle de Bamako.

Du coup, le Sabana AC de Mopti, l’Avenir club de Tombouctou, le Centre Salif Kéïta (CSK), le CS Dougouwolofila, le Club Olympique de Bamako (COB) et le recordman des titres de la Coupe du Mali le Djoliba AC ont boycotté le championnat national à partir de la 6ème journée. Après l’intervention du ministre des Sports, Housseyni Amion Guindo, ils reprendront le championnat à partir de la 11ème journée, avec le souhait que la 6ème journée soit reprogrammée. Alors que la Fémafoot affirmait pourtant l’avoir déjà homologuée.

Or, quand un club concède 3 forfaits dans le championnat, il est forfait général selon l’article 23 du règlement de la Fémafoot. C’est en application de ce règlement que quatre clubs ont été relégués en division inférieure (2èmedivision), à l’exception du Sabana AC de Mopti et du CS Dougouwolofila de la cité du Méguétana (Koulikoro).

Pourtant la Fifa avait déjà tranché cette affaire en faveur du président de la Fémafoot, le général Baba Diarra, en affirmant ne reconnaître que son bureau.

Pour trouver un compromis entre les deux camps, le ministre Poulô était intervenu. «Mon rôle se limite uniquement à proposer mes bons offices en tant qu’acteur sportif. Je tiens à dire aussi que je n’ai jamais dit que la 6ème journée sera jouée, car cela ne relève pas de mes compétences», avait-il indiqué. Et face aux allégations de certains qui le soupçonnaient de prendre parti pour tel ou tel camp, le ministre Guindo avait été catégorique : «Je n’ai jamais pris position pour qui que ce soit. Mais mon souhait est que le football retrouve sa stabilité et la paix pour le bonheur des amateurs. Personne n’a intérêt à ce que la crise perdure et je suis convaincu que tout le monde partage ce point de vue».

À la question de savoir quelle stratégie comptait-il utiliser pour trouver une solution à cette situation, qui ne fait qu’empirer tous les jours, le ministre rassurait qu’il trouvera une solution à la crise tout en promettant de relancer le dialogue. Dans cette logique, le ministre Poulô, selon nos sources, a proposé une alternative. Pour ne pas porter un coup de massue à notre sport-roi, il souhaite que des concessions soient faites de part et d’autre. Que la Fédération abandonne, par amour et pour le bonheur de notre football, les sanctions contre les quatre clubs incriminés et que ces derniers arrêtent leur comportement qui n’honore pas notre pays en matière footballistique.

Dans la foulée, le ministre des Sports propose que les quatre clubs soient maintenus en première division, surtout que le Mali est engagé dans des compétitions africaines et mondiales. En revanche, il souhaite que le championnat national passe de 16 à 20 équipes. Les 16 équipes seront, comme ce fut le cas par le passé, prises en charge par la Fédération avec son traditionnel partenaire Orange-Mali et les quatre par son département. Cette solution, aux dernières nouvelles, est loin d’être acceptée par les parties au conflit.

Une assemblée générale des frondeurs avortée

L’assemblée générale extraordinaire de la Fémafoot, le 30 août dernier, qu’exigeaient les frondeurs n’a pas eu lieu. Depuis un certain temps, un groupe s’agitait pour la tenue d’une assemblée générale extraordinaire de la Fédération malienne de football, en dehors du Comité exécutif légal. C’est ce qui ressort d’un communiqué dont nous avons copie.

Dans ce communiqué, la Fémafoot précise que, certes, la convocation d’une assemblée générale extraordinaire est un droit découlant des statuts de la Fédération malienne de football. Mais la jouissance de ce droit exige certaines conditions dont celle de disposer d’une majorité de 51% des membres votants. À l’analyse de la situation actuelle et sur la foi des engagements des membres votants qui lui sont parvenus, le Comité exécutif dispose du soutien de  dix (10) clubs de Ligue 1 Orange.

Il s’agit de l’AS Réal de Bamako, des Onze Créateurs de Niaréla, de l’Association sportive de Bamako (ASB), de l’Association sportive de la police, du Stade malien de Bamako, de l’Union sportive des Forces armées et la sécurité (USFAS), de l’Association sportive et olympique de Missira (ASOM), du Mamahira AC de Kati, du Nianan de Koulikoro, de l’Association sportive de Bakaridjan.

En outre, sept clubs de ligue 2 soutiennent la Fémafoot. Il s’agit de l’Union sportive de Kita (USCK), de l’AS Bouroumassa de Kati, de l’Union sportive de Bougouni (USB), de l’Office du Niger Sports, du Sonni Athlectic Club de Gao, du Débo Club de Mopti et de l’Association sportive de Korofina (ASKO). Sans oublier les quatre ligues régionales- douze voix- que sont les Ligues de Kayes, Sikasso,  de Koulikoro ligue de Mopti. Il y a également deux (2) Associations professionnelles, soit deux voix : l’Association des médecins du sport (Amames) et l’Association malienne des entraîneurs de football.

La Fémafoot a en somme un total de trente-une voix sur cinquante-une (51), soit 61% des membres votants. Comme on le voit, le nombre de votants à l’assemblée générale extraordinaire de la Fédération malienne de football dont se prévalaient les demandeurs (les frondeurs) ne leur permettait pas de convoquer une assemblée générale de ce genre, encore moins de la tenir. Dans ces conditions, persévérer dans l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire relevait de l’aventure, puisque ne respectant pas les conditions statutaires en la matière.

«Toute décision issue d’une telle assemblée sera nulle et de nul effet. À l’heure où le redressement s’annonce au regard des résultats sportifs et des actions de développement engagées par le Comité exécutif, toutes les énergies doivent concourir à soutenir cette tendance pour le bonheur du football malien. Le Comité exécutif a ouvert toute les initiatives visant à atteindre le but qu’il s’est fixé, à savoir, développer le football dans notre pays», conclut le communiqué de la Fémafoot.

Le président IBK invite les protagonistes de la crise au dialogue et à l’entente

La crise qui secoue la Fédération malienne de football s’est désormais transportée au sommet de l’Etat. Profitant de la finale de la Coupe du Mali qui opposait samedi dernier le Stade malien de Bamako aux Onze Créateurs de Niaréla (victoire des Stadistes : 2-1), le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, dans une interview qu’il a accordée à l’ORTM au terme de cette rencontre, indiquait que ce n’est pas à lui de résoudre cette crise, mais qu’il suivait de près ce dossier. Il a invité les protagonistes au dialogue et à l’entente, en laissant de côté leur égo, pour le bonheur du football malien.

 

Bruno E. LOMA 

Source: Le Reporter

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