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Redémarrage de la COMATEX: le gouvernement égrène les préalables

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements, Harouna NIANG et celui de l’Economie et des finances Alfousseini SANOU ont été auditionnés, hier lundi, par le Conseil national de Transition sur la situation de la société COMATEX en arrêt d’activité depuis des mois et dont les travailleurs en chômage continuent de réclamer leurs salaires. Selon les deux ministres, redémarrer l’usine en état n’est pas faisable. La solution durable est d’aller à la construction de nouvelle usine avec des nouvelles technologies.

 

L’usine COMATEX employant un millier de personnes est en cessation d’activité depuis plusieurs mois. Les conséquences économiques et sociales de cette situation pèsent sur la ville de Ségou et naturellement sur les travailleurs. Plusieurs fois, des travailleurs de l’usine ont manifesté pour réclamer leur droit. L’on comprend que leur situation fasse partie des points de revendication de l’UNTM qui vient de déposer un préavis de grève sur la table du gouvernement.

Une situation préoccupante dont le Conseil national de Transition s’est saisi en appelant deux membres du gouvernement, à savoir le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements et celui de l’Economie et des Finances. L’objectif de cette audition était d’échanger sur les voies et moyens permettant de trouver une solution à ce problème cauchemardesque.

Lors de cette réunion, il a été relevé que la société connaît de sérieux problèmes dus en partie au matériel obsolète, au manque de compétitivité, avec une main d’œuvre dépassée à l’heure des nouvelles technologies de l’information et de communication, et enfin, la consommation d’électricité.
Sous le coup de ces problèmes, le ministre NIANG a indiqué que la COMATEX est en cessation de paiement, et n’arrive plus à faire face à ses obligations (payer les banques et ses fournisseurs).
Par conséquent : elle ne peut bénéficier d’aucune facilité pour pouvoir relancer ses activités, a souligné le ministre de l’Industrie. Selon lui, dans une telle situation, les actionnaires doivent recapitaliser la société pour rétablir les équilibres financiers et ramener la confiance des partenaires.
De son côté, le ministre de l’Economie et des finances a affirmé que la situation nécessiterait un audit rapide parce que, justifie-t-il, ce sont 1 268 salariés qui sont en chômage et qui souffrent de leur condition.
Déjà, les premiers constats prouvent qu’en plus de la chaîne de fabrique qui est dépassée, le passif de la société est lourd avec des pièces de rechange rares. A cela s’ajoutent les 800 millions de FCFA pour le carburant. Toutes choses qui constituent des motifs de déblocage du redémarrage de l’usine en état.

Toutefois pour pallier ces difficultés et soulager les travailleurs, il préconise la relance de la filature, à travers un partenariat public/privé. « En attendant, pour relancer la compagnie, il faudrait 1.700 milliard de nos francs », a précisé le ministre de l’Economie et des finances.
Par ailleurs, il a indiqué que la solution durable est de construire une nouvelle compagnie, avec une nouvelle usine plus moderne et plus compétitive. Cette solution doit être mise en œuvre avec de nouveaux partenaires stratégiques qui sont du métier.

Toujours dans le cadre de la recherche de solutions, le ministre Harouna NIANG a rappelé que le département envisage de faire une étude diagnostic et de propositions d’options de relance en tenant compte de la compétition sur le marché national et régional.
Parallèlement à ces initiatives, des actions ont été engagées en accord avec les travailleurs pour mettre la société en redressement judiciaire. À court terme, il sera injecté 600 millions FCFA et il sera fait l’état des lieux avant de redémarrer la compagnie de textile.
Après les échanges, le Conseil national de Transition a recommandé qu’il y ait plus de communication à l’endroit des travailleurs et de la population ; de privilégier surtout la communication de proximité et demander à la direction de la compagnie de signifier la cessation d’activité aux travailleurs qui estiment être toujours en activité.
Le ministre de l’Industrie, du commerce et de la promotion des investissements rencontrera les travailleurs, ainsi que la direction de la Compagnie par rapport aux nouvelles propositions. Il s’agira d’aller vers les préalables pour un nouveau départ. De même une communication verbale sera faite à l’intention du Conseil des ministres et l’élaboration d’un document de recadrage des activités pour servir de balise quant à l’exécution des activités à court terme.

Par Sikou BAH

Source : INFO-MATIN

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