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Prise en charge des violences faites aux femmes : Un centre pilote en commune V

Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles au Mali sous le thème national : «La fin de la violence contre les filles et les femmes, une priorité pour le Mali, je m’engage», le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), en partenariat avec le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et le département de la Santé et du Développement social et sur financement de l’ambassade du Canada, a organisé, jeudi dernier, des journées portes ouvertes sur le Centre de prise en charge holistique des survivants : « One Stop Center». Cette unité est logée au Centre de santé de référence de la Commune V.

 

Ces journées visaient à attirer l’attention sur les violences basées sur le genre (VBG). Selon les statistiques mondiales de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 15% des violences physiques ou sexuelles sont faites par les partenaires intimes ou quelqu’un de leur entourage. En outre, 38% des meurtres des femmes sont commis par des partenaires intimes.

Il ressort du même document que les femmes violentées ont deux fois plus de risque de faire une dépression, 16% de risque d’avoir un enfant de poids faible à la naissance et deux fois plus de risque d’avortement. Et c’est pour circonscrire ces risques que One Stop Center a été mis en place en 2017. Le maire de la Commune V, Amadou Ouattara, a rappelé que le problème interpelle tous.« Nous avons un rôle à jouer dans la lutte contre cette pandémie virale à travers la sensibilisation de la population, la dénonciation, le référencement des cas de VBG », a-t-il dit, avant d’ajouter que le One Stop Center est venu à point nommé.

Le représentant résident de l’UNFPA, Yves Sassenrath, a expliqué que le centre vise à faciliter l’accès à l’information sur les droits des femmes et aux services de prise en charge holistique des survivantes des violences. Selon lui, One Stop Center n’aurait pas vu le jour sans la volonté du gouvernement.

Les VBG représentent un grave problème de santé d’envergure mondiale qui remet en cause les droits humains les plus élémentaires et les principes d’égalité des sexes. Premier One Stop Center avec les services de prise en charge médicale, psychologique, sécuritaire, juridique et judiciaire offert aux personnes survivantes sous réserve des principes directeurs de confidentialité, de sécurité, de non-discrimination et de respect de la survivante, il est de ce fait le centre pilote. Il a enregistré depuis son ouverture 1.131 cas de VBG, toutes formes confondues comprises, soit 35% de cas de viol, 15 % de cas d’agression sexuelle, 32% de cas d’agression physique, 1% de cas de mariage forcé, de 5% de déni de ressourceset 12% de violences psychologiques.

Le chef de la coopération à l’ambassade du Canada, François Picard, a invité à mettre fin aux VBG, car ces violences ont pris de l’ampleur surtout avec le confinement dans certains pays. Il a fait savoir que ce projet de 4,5 milliards de Fcfa entend promouvoir l’égalité du genre, le renforcement du pouvoir des femmes et des filles, notamment dans les régions de Gao, Tombouctou, Ségou et à Bamako. L’Institut mondial pour l’autonomisation des femmes (IMAF), selon Kassoum Coulibaly, a aussirelevé l’urgence de mettre fin aux VBG et d’accompagner les survivantes quisubissent un véritable traumatisme et s’en remettent difficilement. Un bon suivi permet l’intégration de la personne dans la vie et surtout celle active.

Bintou SOW

Source : L’ESSOR

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