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Pour non application de l’article 39 de la loi n°2018-007 du 16 janvier 2018 : Les enseignants menacent d’aller en grève

Les enseignants ont gagné le pari de la mobilisation, ce jeudi 21 novembre 2019, à l’Ecole centrale d’industrie, de commerce et d’administration (ECICA). En effet, plusieurs milliers d’enseignants ont abandonné les classes pour participer à un meeting d’information de la Synergie syndicale.

Organisé par la Synergie des syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, regroupant le Syndicat national des enseignants de l’État et des Collectivités (SYNESEC SYNESEC), le Syndicat libre et démocratique de l’enseignement fondamental (SYLDEF), le Syndicat de l’éducation de base (SNEB), le Syndicat national des fonctionnaires des collectivités (SYNEFCT), le Syndicat national pour l’éducation et la culture (SNEC), la Coordination des enseignants de l’enseignement secondaire (COSES) et le Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (SYPESCO).

Cadre d’échanges entre le directoire de la Synergie dirigée par les syndicalistes Adama Fomba, Sambou Fofana, Moustapha Guitèye, Amadou Coulibaly, Moustapha Almoud Touré et leurs syndiqués, ce meeting avait comme objectif de recueillir les suggestions et recommandations des enseignants sur la marche à tenir face au mutisme du gouvernement pour l’application de l’article 39 de la Loi N°2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel de l’enseignement préscolaire, fondamental, secondaire général et de l’éducation spécialisée.

Les responsables syndicaux ont fait le point du Procès verbal (PV) de conciliation du mai 2018 et de la rencontre du 04 octobre dernier, avec le Premier ministre, Dr Boubou Cissé. Rencontre au cours de laquelle, ils ont attiré l’attention du chef du gouvernement sur l’application de l’article 39 de la Loi portant statut du personnel enseignant stipulant que «Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du statut général des fonctionnaires s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’enseignement fondamental, secondaire, de l’éducation préscolaire et spéciale».

Sur la base de cette disposition, ils réclament au gouvernement les 20% de la nouvelle grille alloués aux fonctionnaires relevant du statut général, signé entre le gouvernement, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM).

Selon ses leaders syndicaux, le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, s’est engagé lors de la rencontre à mettre sur pied une commission, pour accorder aux enseignants l’avantage de 20% de la nouvelle grille que bénéficient les fonctionnaires du statut général avant la fin de l’année 2019.

S’agissant du problème d’intégration dans la fonction publique des collectivités des enseignants des écoles communautaires, au nombre de 16 017, le secrétaire général du Syndicat national pour l’éducation et la culture (SNEC), Moustapha Guittèye, a déploré au cours du meeting, l’exclusion de ces enseignants de la prime de documentation, avant de dénoncer le traitement discriminatoire réservé à ces enseignants, ayant contribué au relèvement du taux du niveau des apprenants, ne percevant que 25 000 F CFA comme salaire mensuel.

Par ailleurs, les intervenants ont mis à profit le meeting pour déplorer les retards administratifs dans le paiement des primes de rappel, l’avancement et le reclassement des 55 000 enseignants relevant de la fonction publique des collectivités sur les 63 000 enseignants que compte le pays.

Après ces informations, l’assistance, visiblement irritée par la situation, a pris la parole pour demander à la Synergie syndicale de déposer un préavis de grève pour exiger l’application de la Loi votée par l’Assemblée nationale.

D’autres ont demandé aux responsables syndicaux de prendre des dispositions en vue de la libération des trois (03) enseignants enlevés en poste au Centre du Mali.

Dans les réponses, les responsables syndicaux, ont remercié les enseignants pour la détermination et la grande mobilisation, témoignant de leurs intérêts pour le syndicat et l’éducation nationale, avant de les exhorter à patienter, jusqu’au mois de décembre 2019, pour la grève afin de prendre au mot le gouvernement.

A.S

Source: L’Inter de Bamako

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