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N’ayant plus de moyens de contrer l’avancée de Dr. Oumar Mariko dans la conscience populaire, Konaté le diffame !

J’ai longtemps hésité s’il fallait répondre ou pas à M. Konaté. Je me résous à le faire, car lui, contrairement à ceux qui l’ont précédé sur le chemin de la démission du parti Sadi, adopte un nouveau modèle de dénigrement. Il accuse dans la presse mon parti et mon président, Dr. Oumar Mariko, de lui devoir une somme qu’il estimerait à 75 millions de Fcfa et de lui avoir payé 2 à 3 voitures 4×4.

OUMAR MARIKO SADI

Ce que je sais:

Pour raccourcir mon texte, je vous épargne du contexte dans lequel M. Konaté a rejoint les rangs du parti Sadi. Les villes de Koutiala et Niono se tiraillaient pour l’ouverture de la campagne présidentielle, arguant chacune de pouvoir mieux mobiliser que l’autre. Plaidant pour Niono, j’ai été mis en minorité au sein de l’équipe de campagne dirigée par  Mohamed Ag Akératane ; moi, chef de protocole du candidat !

L’accueil à Koutiala fut un grand jour car la mobilisation était totale. Très épuisés, nous avons décidé de dormir à Koutiala avant de rallier Bla le lendemain, en passant par Diarramana. J’étais logé dans la même chambre que M. Konaté, Mohamed Ag et Sacko, un membre du parti qui était de la délégation.

C’était dans une auberge de la Mission catholique, vous comprenez pourquoi. En commentant la mobilisation, on s’en donnait à cœur joie sur ce genre de propos : «Cette année, notre seul obstacle sur Koulouba, c’est l’argent». Pour rappel, l’aide au parti n’était pas encore versée (exprès ou pas ?).

C’est là que M. Konaté a proposé d’aider le parti avec un prêt remboursable à la tombée des sous. Et à Mohamed Ag de dire que cela vient à point nommé, car on n’était même plus sûr d’exécuter notre programme à 10% et à ce jour, on avait que 1000 affiches offertes par un imprimeur. Toute cette discussion s’est  tenue en l’absence de  Mariko.

Quand M. Konaté dit qu’il a prêté 10 millions au parti, il a raison, mais quand il dit que cet argent a servi à payer la caution du candidat, c’est faux ! Pour cause, la caution du candidat Mariko a été payée le 27 juin 2013 bien avant qu’on aille à Koutiala sur le compte du Trésor public sur quittance N°18916 et cela, par chèque certifié Bdm-Sa N°5912506 du 25/06/2013 du compte d’Alnef/Sadi, la gauche africaine.

Dieu faisant bien les choses, avant la fin de campagne, l’aide au parti est tombée et les 10 millions Fcfa lui ont été remboursés contre la restitution par lui, M. Konaté, du reçu de caisse N°001217 du 17 juillet 2013 à M. Sogoba, le Secrétaire aux finances du parti,  au nom duquel il avait émis  le chèque de 10 millions  Bdm N°4047868 du 17/07/2013.

Pour les 2 ou 3, 4×4 neuves

J’ai été de toutes les missions de la campagne présidentielle de 2013, sans exception. Je ne me rappelle pas ni avant, ni pendant, ni après la campagne, avoir vu une seule 4×4 au parti ou avec Mariko venant de chez M. Konaté, sauf pendant une mission qu’on a faite sur Bafoulabé et Koutiala.

Pendant toute la campagne, en dehors des voitures qui nous rejoignent dans les villes où nous allions, il y avait en tout et pour tout 3 voitures. La première est une 4×4 Toyota de couleur blanche de  MEDE/SAPCOM (Médecins de l’Espoir Santé pour la Communauté), l’ONG) du Dr. Mariko. La deuxième, une voiture pick-up de marque asiatique de seconde main de couleur blanche empruntée par Mariko pour la campagne à un Malien dont je tairai le nom.

La troisième est une OPEL VECTRA  GTS de couleur noire que moi-même j’ai payée pour aider le candidat pendant la campagne et c’est d’ailleurs la voiture dans laquelle il s’est le plus retrouvé (une fierté pour moi). Et toute la campagne présidentielle n’a pas excédé 21 millions Fcfa. Info vérifiable !

La mission de Bafoulabé

Sur demande du parti, une mission a quitté Bamako dans l’intention de faire 2 jours, mais fera plutôt 6, avant les élections, plus précisément au mois d’avril 2013. On est parti avec deux voitures, la 4×4 de l’Ong et une autre 4×4 de marque Wolzwaguen N° V1360 MD de couleur gris-sombre appartenant à M. Konaté. Il venait d’y mettre deux millions Fcfa, disait-il, pour des réparations et la peinture. Arrivé à Walia, la voiture a commencé à chauffer et mal démarrer.

On a quand même décidé de continuer à Oussibidiana où on a dormi. Le matin la voiture a refusé de démarrer et on demanda alors à Konaté de laisser la voiture et qu’on envoie un mécanicien, mais il nous opposa un niet catégorique. La seule solution était alors de remorquer la voiture avec ses occupants sur plusieurs centaines de kilomètres jusqu’à Kati. Il nous est arrivé de pousser la voiture sur des kilomètres.

Là, j’ai apprécié les conditions physiques de Mariko qui a refusé tout traitement de faveur. On a fini toutes nos provisions et c’est grâce à nos points focaux dans les villages et villes qu’on s’est tiré d’affaire. Je précise que c’est le parti qui a payé le carburant du voyage et l’intendance était sous ma responsabilité en tant que chef de mission.

En dehors des élections législatives pendant lesquelles M. Konaté avait deux voitures : sa voiture 4×4 qu’il a encore refaite et une voiture pick-up (asiatique aussi) et l’étape de Koutiala où il est parti dans sa voiture, je n’ai pris pas connaissance de voitures 4×4 ou autres au compte de M.  Konaté pendant la campagne, ni après. S’il est vrai qu’il a payé des voitures 4×4 pour M. Mariko ou pour le parti Sadi, il n’a qu’à présenter ses factures et les autres pièces justificatives et qu’il fasse témoigner les sociétés où ses transactions ont eu lieu. Quoi de plus facile que ça ! 

Pour le financement de la campagne 

Quand Konaté a accepté de faire le prêt de dix millions, il a insisté pour qu’on lui donne un million pour la campagne présidentielle à Yélimané. Ce qui fut fait et sa décharge personnelle est disponible, alors même que les grandes villes comme Koutiala et Nino n’ont reçu que 500 000 Fcfa.

Au fait, c’est l’argent des délégués pour le résultat suivant : Koutiala 21000 voix, Nino, 11600 voix et Yélimané 316 voix (je parle du cercle en entier, quand on sait que des dizaines de villages de Niono n’ont pas pu voter, car les cartes ont disparu ou par manque d’empreintes digitales). Au parti Sadi, tous les membres financent comme ils peuvent et il y en a qui font des kilomètres à pied ou à vélo pour sensibiliser. D’autres donnent de l’argent aux structures et certains décaissent pour des activités ponctuelles.

Quel est le problème ? 

Je parle d’une dispute très chaude qui s’est passée devant moi. Un jour, Konaté s’est présenté au siège du parti tout excité et il a longtemps désavoué le comportement d’Amara Diawara, un élu du parti à Nioro. Il rentrait d’une mission de sa zone qu’il a effectuée en compagnie d’Amara, qu’il accusait de s’être mal comporté pendant le voyage avec lui et il voulait que Mariko tranche entre lui et Amara, sans avoir écouté celui-ci qui était absent ce jour.

Mariko a tenté en vain de le ramener à la raison, sans succès, car pour lui, Mariko n’avait pas de raisons à douter d’un vieux comme lui, au détriment d’Amara. Pour lui, Mariko le considérerait comme un menteur et Dieu seul sait qu’il s’est bien défoulé sur Mariko à qui il a tenu un langage très dur. J’ai remarqué une méfiance entre les deux depuis ce jour, même si après les choses semblaient se normaliser, mais une autre chose arriva.

Au fait, dans le but de rapprocher  à l’époque Me Mohamed Aly Bathily qui était son avocat et qui finira leader de l’Association IBK 2012, Konaté a organisé un déjeuner chez lui au cours duquel il a convié tous les cadres du parti qui résident à Bamako. Mais, pour des raisons de calendrier, Dr. Mariko n’était pas de la partie. Cela a beaucoup dérangé Konaté qui n’a pas du tout aimé, je ne sais pour quelle raison et depuis, il boude le président Mariko 

Conclusion

Au jour d’aujourd’hui, personne au Bureau politique, encore moins le parti Sadi, ne doit unkopeck à personne. Mais, sachez que certains leaders politiques ont peur de tenir des débats directs face à Dr. Oumar Mariko. Pour diffamer l’homme, la dernière arme qui leur reste, ce sont les médias. Alors que les dettes ne se réclament pas dans les journaux, ni dans les radios, mais devant des structures que Konaté connaît bien, puisqu’elles l’ont un moment tellement malmené qu’il nous a très vite regagné. Là, c’est un autre débat. Diffamation, quand tu nous tiens !

Bamako, le 22 mars 2015              

 Dr. Allaye BOCOUM,

Secrétaire chargé des luttes sociales et des syndicats

 

Bureau politique du parti  Sadi, Tél 76 22 58 57

Source: Le Reporter

 

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