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Mort chagriné par la justice des donso

Les conséquences de l’absence de l’Etat sur le territoire national deviennent de plus en plus dramatique et prend des proportions jusque-là insoupçonnées. Parallèlement à la Charria – au nom de laquelle des écoles sont fermées, l’éducation interdite et des femmes lapidées -, une justice locale est en train de prendre forme dans les contrées où l’administration d’Etat est supplée par des autorités traditionnelles. De bonne source, en effet, la prise en main de la sécurité par les donsos (chasseurs traditionnels) s’accompagne en même temps d’une administration de la justice par des méthodes traditionnelles d’un autre âge. En tout cas, la tendance a tourné court, il y a une dizaine de jours dans une localité du Cercle de Niono où une dame a succombé aux séquelles d’un châtiment corporel suite à un tribunal traditionnel. Il nous revient de même source qu’il s’agit d’une femme mariée traduite en justice par son époux lui-même par jalousie parce qu’il lui reproche, rapporte-t-on, une infidélité. Mais l’épouse n’ayant pu supporter la rugosité de la sentence, elle est passée de vie à trépas au grand dam du plaignant. Celui-ci, selon notre source, n’a pu supporter à son tour la tournure dramatique de sa plainte et en a définitivement perdu la raison.

Un ex député injustement retenue à la MCA de Bamako – Coura

Un célèbre ancien élu se trouve derrière les barreaux depuis une semaine environ. Révéler son identité serait en rajouter à une injustice dont il n’aurait jamais été l’objet de la part des juges s’il jouissait encore de l’immunité parlementaire. En effet, l’intéressé, rapportent nos sources, a eu maille à partir avec un créancier auquel il est redevable de quelques dizaines de millions contractées par usure. L’usurier, qui est lui-même passible de poursuite judiciaire pour un acte interdit par la loi, a quand même réussi à faire mettre le grappin sur son débiteur pour un acte pourtant irrépréhensible selon la législation malienne. Au fait, au nombre des chefs d’inculpation sur lesquels reposent l’incarcération de l’ancien élu figure le délit de délivrance de chèque sans provision, une infraction soustraite depuis belle lurette du système pénal malien des pays de l’OHADA. Autant dire, en définitive, que les juges en ont abusé et que la mesure d’incarcération ne saurait résister à l’assaut de ses avocats qui sont en train de mettre les bouchées doubles pour obtenir sa libération sans condition.

Il s’appelle Guiro Traoré et se trouve dans les mailles de la justice à Kati où sa détention n’a visiblement pas pris en compte le privilège de juridiction dont il devrait bénéficier dans son ressort administrative en tant qu’officier de police judiciaire. En clair, la commune de Safo dont il est le maire relève bel et bien du même Cercle de Kati. Ce qui n’a pas d’empêché le Tribunal de Grande Instance de cette localité de lui infliger une détention provisoire suite à une procédure civile actionnée par des acquéreurs de parcelles dans sa commune. Il nous revient, en effet, que lesdites parcelles, cédées à une dizaine de millions de nos francs – mais vraisemblablement portées plusieurs dizaines de millions par les coxeurs – n’ont pu être exploitées par leurs acquéreurs à cause de leurs origines litigieuses. La restitution de l’argent aux acheteurs a dû tourner à une superposition de litiges et couter au maire un séjour en milieu carcéral de son ressort.

Rassemblées par la Rédaction

Source: Le Témoin

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