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Les militaires dans le marigot politique, à qui la faute ?

Le principe de la primauté du politique sur le militaire est très clair, ce qui est confus, c’est la capacité des politiques à relever ce défi, actuel dans notre pays depuis 1968, où la plupart des institutions de la République étaient dans un dysfonctionnement évident, si elles n’étaient pas dissoutes au profit de la toute puissance d’un parti unique de fait, au moment où le Lieutenant Moussa Traoré et ses compagnons d’armes renversaient, le 19 novembre 1968, le père de l’Indépendance du Mali : le Président Modibo Kéita.

Ce ressac mouvementé a eu comme conséquences, la remise en cause des avancées économiques, et les deux décennies de pouvoir militaires qui ont suivi ont détruit les rampes de lancement de l’économie par la mise à genou des sociétés et entreprises d’État, l’avance à néant les valeurs politiques et sociales, la conscience professionnelle et la sauvegarde de l’intérêt général, au profit de la corruption, le népotisme et le clientélisme. Cet argument sera utilisé contre le régime militaire, et de parti unique du Général Moussa Traoré; et les luttes politiques ont fini par avoir raison de lui, le 26 mars 1991, laissez la place à un pouvoir civil.

Rebelote le 22 mars 2012, avec le renversement du pouvoir élu du Président Amadou Toumani Touré, remettant en cause les acquis politiques de la conduite du pouvoir, suivant le principe de la primauté de l’autorité politique sur celle militaire. Cependant les acteurs politiques ont-ils été exempts de tout reproche sur leur capacité à réaliser et sauvegarder les idéaux démocratiques de mars 1991?

Le tollé qui a suivi le putsch contre le président Amadou Toumani Touré, a dépassé le soutien qu’il eût pour éviter ce que certains qualifièrent de «coup d’État le plus absurde» . Enseignement, absence de synergie autour de l’action politique, malgré la démarche consensuelle prônée par l’homme, a fini par rendre le héro du 26 mars si vulnérable, que son pouvoir chuta tel un fruit de karité mûr. Cependant les politiques ont-ils tiré leçon de certains tiraillements conjoncturels improductifs, au détriment des actions, qui s’inscrivent dans un projet de société durable et d’envergure?

Rebelote encore le 18 aout 2020, les militaires déposent IBK, pour dire-ils parachever l’action du puissant M5 RFP. Ils finissent pas s’agripper au pouvoir: si pour les civils on ne peut faire confiance aux militaires au pouvoir, inversement, les militaires aussi peuvent en dire autant.

La horde politique autour de l’Imam Mahmoud Dicko, que celui-ci a servi de locomotive au sein du M5-RFP est un aveu d’impuissance de la classe politique. A qui la faute?

Si le parti politique ne prêchait pas que pour sa chapelle, et si chaque parti politique avait comme seule chapelle, le Mali, en serait-on là? Les acteurs politiques maliens doivent passer à l’autocritique pour, enfin le Mali. Que fait-on des milliards injectés annuellement dans les partis politiques, qui de façon générale, ne l’utilisent que pour figurer, sans impact visible dans l’éducation civique et citoyenne? Pourquoi et comment s’est-on retrouvé avec un type de Malien décrié par tous, et que tous reconnaissent qu’il doit changer, pour que nous soyons enfin un nouveau Malien qui doit faire le Mali nouveau?

L’autocritique doit faire le constat de l’échec à mi-parcours de la classe politique malienne, sa part de responsabilité dans sa désaffectation par les populations, et la descente des militaires dans le marigot politique. Car le retour en scène des militaires n’est que le dividende des divergences alimentées au sein de la classe politique, qui la plupart des temps ne reposent que sur des questions conjoncturelles. Par exemple quand on remarque les partisans et ceux qui refusaient le dialogue national, qui se retrouvent sournoisement pour dresser des listes communes quand il s’agit d’aller à la conquête des sièges du parlement. Les populations désabusées recherchent désespérément et acceptent par et non sans amertume, les militaires.

Ils sont là, triste réalité; l’admettre ou pas, la qui se retrouvent sournoisement pour dresser des listes communes quand il s’agit d’aller à la conquête des sièges du parlement. Les populations désabusées recherchent désespérément et acceptent par et non sans amertume, les militaires. Ils sont là, triste réalité; l’admettre ou pas, la qui se retrouvent sournoisement pour dresser des listes communes quand il s’agit d’aller à la conquête des sièges du parlement. Les populations désabusées recherchent désespérément et acceptent par et non sans amertume, les militaires. Ils sont là, triste réalité; l’admettre ou pas, la«Formule champ libre» , pour ceux qui veulent jouer à la course des chevaux.

Daou

Source: Le Républicain- Mali

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