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Le village qui a éradiqué les mutilations génitales féminines

 

Cela a commencé quand une famille a décidé de ne pas exciser ses femmes il y a 30 ans. Cette idée s’est répandue et maintenant, un village entier au Soudan a éradiqué les mutilations génitales féminines; ils n’en parlent même plus.

Ailleurs dans le pays, la majorité des filles et des femmes sont excisées. Maintenant, le gouvernement soudanais, avec l’aide de l’aide internationale, espère mettre un terme aux mutilations génitales féminines d’ici 2030. Le gouvernement britannique annonce un budget de 50 millions de livres sterling pour lutter contre les MGF sur l’ensemble du continent.

La correspondante africaine de la BBC, Anne Soy, est allée à la rencontre de certaines personnes tournant le dos à la pratique et a été témoin du changement qu’elles apportent dans leurs communautés.

les mutilations génitales féminines

Selon l’UNICEF, la mutilation génitale féminine/excision (MGF/E) désigne un certain nombre de pratiques consistant à enlever totalement ou partiellement les organes génitaux externes d’une fille.  Entre autres conséquences, les nourrissons, filles et femmes ayant subi une mutilation ou une excision sont exposés à des risques irréversibles pour leur santé.

Il y aurait aujourd’hui en Afrique et au Yemen environ 70 millions de femmes ayant subi l’une ou l’autre des MGF/E. .

La MGF/E est surtout pratiquée sur les fillettes et les adolescentes âgées de quatre à 14 ans. Dans certains pays, toutefois, il arrive que les nourrissons de moins d’un an représentent jusqu’à la moitié des cas (44 % en Érythrée et 29 % au Mali, par exemple).

La MGF/E cause des préjudices irréparables. Elle peut entraîner la mort, si la perte de sang est suffisamment importante pour causer un choc hémorragique; une commotion cérébrale entraînée par la douleur et le traumatisme; ou une septicémie foudroyante.  Elle est systématiquement traumatisante. Beaucoup de filles se trouvent en état de choc provoqué par la violente douleur, le traumatisme psychologique et l’épuisement dû aux hurlements de douleur.

d’autres conséquences préjudiciables

Il y a d’autres conséquences préjudiciables pour la santé, notamment : non-cicatrisation; formation d’abcès; kystes; croissance excessive des tissus cicatriciels; infections urinaires; rapports sexuels douloureux; prédisposition renforcée au VIH/SIDA, à l’hépatite et à d’autres maladies transmissibles par le sang; infections de l’appareil reproducteur; pelvipéritonites; stérilité; règles douloureuses; obstacle urinaire chronique/calculs vésicaux; incontinence urinaire; arrêt de progression du travail; risque accru d’hémorragie et d’infection pendant l’accouchement.

Source: intellivoire

 

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